citations anticléricales

Citations d' après : ... et d'après les oeuvres des auteurs cités (traductions miennes).

merci à ChrisC pour l'aide et les corrections de la version française

Lucrèce (Titus Lucretius Carus, 96 ?-56 AEC) De rerum natura. La vie humaine est empoisonnée par le poids de la religion.

Sénèque (Lucius Annaeus Seneca, env. 5 AEC - 65 EC ) Les gens du commun considèrent la religion comme vraie, les sages, comme fausse et les dirigeants, comme utile.

Ferdinand Magellan (Fernão de Magalhães, 1480 ?-1521) L’église dit que la terre est plate, mais j’ai vu l’ombre sur la lune et j’ai plus foi en l’ombre qu’en l’église.

Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) Une compréhension simple et une faible instruction font de bons chrétiens.

Miguel De Cervantes (1547-1616) Défie-toi du bœuf par devant, de la mule par derrière, et du moine de tous les côtés.

Christopher Marlowe (1564-1593) Baraba, en "Le Juif de Malte, Prologue" Je vois la religion que comme un jouet d’enfant et je considère qu’il n’y a pas de péchés, mais seulement l’innocence.

Blaise Pascal (1623-1662) d' après : "Pensees" (1670) Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse.

Daniel Defoe (1660-1731) d' après : "The True-Born Englishman" Part II (1701) De toutes les pestes dont l’humanité est affectée, la tyrannie ecclésiastique est la pire.

Charles de Montesquieu (1689-1755) d' après : "Lettres persanes" (1721) Aucun royaume n’a tant souffert de guerres civiles que le royaume du Christ.

Voltaire (François Marie Arouet, 1694-1778)
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Un ecclésiastique est un qui croit d'être appelé à vivre sans travailler aux dépens des malheureux qui travaillent pour vivre.
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Chaque fois qu'un événement important, une révolution, ou une calamité se tourne au bénéfice de l'église, ça est toujours signalé comme le Doigt de Dieu.
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De toutes les religions, la chrétienne est sans doute celle qui doit inspirer le plus de tolérance, quoique jusqu’ici les chrétiens aient été les plus intolérants de tous les hommes. d'après "Dictionnaire philosophique" (1764) article : Tolérance.
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Si nous croyons des absurdités, nous allons commettre des atrocités.
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Les vérités de la religion ne sont jamais si bien comprises comme par ceux qui ont perdu la capacité de raisonner.
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(...) tous les jours, dans les pays catholiques, des prêtres, des moines qui, sortant d’un lit incestueux, et n’ayant pas encore lavé leurs mains souillées d’impuretés, vont faire des dieux par centaines, mangent et boivent leur dieu, chient et pissent leur dieu. Mais quand ils réfléchissent que cette superstition, cent fois plus absurde et plus sacrilège que toutes celles des Égyptiens, a valu à un prêtre italien quinze à vingt millions de rente, et la domination d’un pays de cent milles d’étendue en long et en large, ils voudraient tous aller, à main armée, chasser ce prêtre qui s’est emparé du palais des Césars. d'après "Dictionnaire Philosophique " (1764) article "Transsubstantiation".
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Tout homme sensé, tout homme raisonnable, se doit de tenir la secte chrétienne en horreur.
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Les superstitions venues du paganisme et adoptées par le judaïsme investirent l’Église chrétienne dès le début. Tous les pères de l’Église, sans exception, croyaient aux pouvoirs de la magie. L’Église a toujours condamné la magie, mais elle y a toujours cru : elle n’excommuniait pas les sorciers et sorcières en tant que fous dans l’erreur mais en tant que personnes qui étaient en communication avec le diable.
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Rien ne peut être plus contraire à la religion et au clergé que la raison et le bon sens.

Thomas Paine (1737-1809) De toutes les tyrannies qui frappent l’humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion.

James Madison (1751-1836) L’asservissement religieux enchaîne et débilite l’esprit et le rend incapable de nobles entreprises.

William Blake (1757-1827) "The Marriage of Heaven and Hell" (1790-3) Comme la chenille choisit les feuilles les plus belles pour y pondre ses oeufs, ainsi le prêtre lance ses malédictions contre les joies les plus belles.

Anne Newport Royall (1769-1854) d' après : "Missionaries, Black Book", Volume III (1829) Ce peuple de la bible me rappelle une autre calamité semblable à cette escroquerie des missionnaires, quand notre peuple, ou n'importe quel autre pouvoir chrétien allait en Afrique pour le but pieux de kidnapper des nègres, les mères criaient à leurs fils "sauve-toi, sauve-toi, arrivent les chrétiens !". Ainsi quand vous entendez le mot "bible", commencez à courir pour vous sauver, si vous ne voulez pas qu'ils vous vident les poches, ou qu'ils vous insultent ou calomnient, comme ils ont fait avec moi ... et si vous entendez parler de "conversions pleines d'espoir" ou "d'evangile," ne cessez pas de regarder derrière vous.

Napoleon Bonaparte (1769-1821)
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Je suis entouré par des prêtres qui répètent incessamment que leur royaume n'est pas de ce monde, mais ils mettent la main sur tout ce qu'ils peuvent obtenir.
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La religion, c’est parfait pour tenir tranquilles les gens du commun.
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Toutes les religions ont été inventées par les hommes.

Stendhal (Henri Beyle, 1783-1842) Toutes les religions sont fondées sur la peur des nombreux et l'habileté des moins nombreux.

Arthur Schopenhauer (1788-1860) d' après : "Parerga und Paralipomena" (1851) La religion est le chef-d'oeuvre de l'art du dressage des animaux, parce qu' elle entrâine les gens quant à ce qu'ils doivent penser.

Percy Bysshe Shelley (1792-1822) d' après : "Queen Mab : A Philosophical Poem" (1813)
Et les prêtres osent jacasser d'un Dieu de paix,
Même tandis que leurs mains sont rouges de sang innocent,
Et pour l'instant ils assassinent, en déracinant chaque germe
De vérité, en exterminant, en tout pillant,
En faisant de la terre un abattoir !

Frances Wright (1795-1852) d' après : "Divisions of Knowledge" (1828) Les prédicateurs soudoyés de toutes les sectes, credos et religions, n'enseignent pas, et ne pourraient pas enseigner rien, sauf ce qui est conforme aux opinions de ceux qui les payent.

Richard Birnie (1808-1888) écrivain anglais, d' après : "Essays : Social, Moral And Political " (1879)
Quelle grande partie de vanité doit stimuler la religiosité des missionnaires ! Il y a quelque chose de mélodramatique de débarquer sur une île des Fidji, de baptiser, pervertir et enfin assassiner le sauvage confiant, pour finalement lui prendre sa terre au nom du Très-Haut.

Oliver Wendell Holmes, Sr. (1809-1894)
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L'homme qui s'inquiète toujours si son âme serait damnée ou non, généralement a une âme qui ne vaut rien.
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Les hommes sont des idolâtres, et ils veulent n'importe quoi à voir et à baiser, ou devant lequel se prosterner ; ils l'ont toujours fait, et le feront toujours ; et s'ils ne font pas une idole de bois, ils le font de mots. d' après : "The Poet at the Breakfast Table" (1872)

Edgar Allan Poe (1809-1849) Les pionniers et les missionnaires de la religion ont été la réelle cause de plus d'ennui et guerres que toutes autres classes de l'humanité.

Charles Dickens (1812-1870) Les missionnaires sont des dommages absolus et laissent chaque endroit pire qu'en l'état où ils l'ont trouvé.

Sir James Paget (1814-1899) Je ne connais aucun livre qui ait été une telle source de brutalité et conduite sadique, publique et privée, qui puisse rivaliser avec la bible.

George Eliot (Mary Ann Evans, 1819-1880) Mon enfance a été pleine de profondes souffrances : coliques, coqueluche, peur des fantômes, enfer, Satan et un Dieu dans le ciel qui se fâchait lorsque je mangeais trop plumcake (gateau au prunes).

Mark Twain (Samuel Langhorne Clemens, 1835-1910) d' après : "Letters from the Earth" (1909 ? ; publiqué en 1962)
(La Bible) est pleine d'intérêt. Il y a de la noble poésie, quelques ingénieuses fables, quelques histoires trempées de sang, quelques bonnes morales, beaucoup d'obscénité et surtout mille mensonges.

Émile Zola (1840-1902) La civilisation humaine ne progressera point à moins que la dernière pierre de la dernière église ne tombe sur la tête du dernier prêtre !

Ambrose Bierce (1842-1914 ?) d'après "Le Dictionnaire du Diable", (1911)
Ecritures, n. Livres sacrés de notre sainte religion, à ne pas confondre avec les récits profanes et mensongers sur lesquels sont fondées toutes les autres croyances.
Prêtre, n. Homme qui prend en charge nos affaires spirituelles afin d'améliorer ses affaires temporelles.
Prier, v. Demander que les lois de l'univers soient annulées en faveur d'un unique pétitionnaire, indigne de son propre aveu.
Religion, n. Fille de l'Espérance et de la Peur. Elle explique à l'Ignorance la nature de l'Inconnaissable.
Saint, n. Pécheur mort, revu et corrigé.

Friedrich Nietzsche (1844-1900) d' après : "L'Antéchrist" (1895) N'importe quoi qu'un théologien considère comme vrai doit être faux : celui-ci est presque un critère de verité.

Lemuel K. Washburn (1846-1927) d' après : "Is The Bible Worth Reading? " Si la fabrique paye les taxes et l'église ne les paye pas, ça veut dire qu'un jour l'église prendra possession de la fabrique.

Helen H. Gardener (1853-1925) d' après : "Men, Women and Gods" pag. 14. La bible nous enseigne qu'un père peut vendre sa fille pour un esclave [ Ex. XXX, 7 ], qu'il peut sacrifier sa pureté à une foule [ Jg. XIX, 24 ; Gn,. XIX, 8], et qu'il peut l'assassiner, en restant quand même un bon père et un saint homme. Elle nous enseigne qu'un homme peut avoir tout nombre d'épouses ; qu'il peut les vendre, les offrir, les échanger, et continuer à être un parfait gentilhomme, un bon mari, un homme juste, et l'un des amis les plus intimes de Dieu ; et ce n'est qu'un bon début. Elle enseigne aussi presque toutes infamie qu'on a sous le ciel contre la femme, et elle ne la reconnaît pas comme un être humain libre et doué de volonté autonome. Elle la classe comme une propriété, juste comme un mouton : et lui interdit de penser, parler, agir, ou exister, sauf sous des conditions et des limites définies par quelque prêtre.

Theodore Dreiser (1871-1945) Assurez à un homme qu'il a une âme et puis effrayez-le avec des contes de vieilles quant à ce qu'il va lui arriver après, et vous avez accroché un poisson, un esclave mental.

Bertrand Russell (1872-1970) d' après : "Has Religion Made Useful Contribution to Civilization?"
Ma vision de la religion est celle de Lucretius. Je la considère comme une maladie née de la crainte et comme une source de misère indicible pour la race humaine.

Henry Louis Mencken (1880-1956) d' après : "A Mencken Chrestomathy. Sententiæ : Arcana Cælestia" (1949)
Théologie : l'effort d'expliquer l'inconnaissable en le mettant en termes qu'il ne vaut pas la peine de connaître.

Sir Julian Sorell Huxley (1887-1975) d' après : "The Creed of a Scientific Humanist". Je me souviens de l'histoire du philosophe et du théologien, qui étaient engagés dans une dispute, et le théologien utilisait le vieille anecdote du philosophe aveugle, dans une chambre sombre, qui cherche un chat noir, qui n'est même pas dans la chambre. "C'est possible" répondit le philosophe "mais un théologue l'aurait trouvé".

Joseph Lewis (1889-1968) d' après : "The Ten Commandments" pag. 66-67. Transformer un bâton en un serpent et de nouveau un serpent en un bâton peut être une astucieuse magie, mais comment une telle démonstration peut-elle prouver que Moïse a parlé avec Dieu ? Si la seule chose nécessaire pour prouver la vérité d'une affirmation extraordinaire fût de démontrer une capacité de déconcerter, il n'y aurait plus de mystères à résoudre.
Si une personne affirme pouvoir ramener les morts de nouveau à la vie, et comme preuve des ces pouvoirs tire un lapin hors d'un haut de forme, ça n'est pas une démonstration de la vérité de son affirmation, c'est simplement un exemple de ses capacités dans l'art de l'illusion. S'il affirme qu'il peut voler sans ailes et sans utiliser aucune aide mécanique, et comme preuve de ses capacités tire un autre lapin hors d'un autre chapeau, ça n'est pas la preuve de sa capacité de voler, mais de sa capacité de mentir, et il serait sans hésitation condamné comme filou. La démonstration d'une chose n'a absolument aucune incidence sur la preuve de la vérité d'une autre, quand il n'y a aucun rapport entre elles.

Henry Marie Joseph Millon de Montherlant (1895-1972) d'après "Carnets". La religion est la maladie honteuse de l'humanité.

Clive Staples Lewis (1898-1963) d'après "God in the Dock" . De toutes les tyrannies, une tyrannie exercée pour le bien de ses victimes peut être la plus accablante. Il peut être meilleur de vivre sous des barons malhonnêtes que sous des omnipotents fouinards moraux. La cruauté des barons peut parfois dormir, leur cupidité peut à un certain point être satisfaite, mais ceux qui nous tourmentent pour notre bien nous tourmenteront sans fin, parce qu'ils le font avec l'approbation de leur conscience.

Jean-Paul Sartre (1905-1980) d'après "Le diable et le bon dieu" . Je ne connais qu'une Église : c'est la société des hommes.

Stanislaw Jerzy Lec (1909-1966) d' après : "Unkempt Thoughts" (1962) Qui est sans péché, qu'il soit le premier à jeter la pierre. C'est un piège. Puisqu'alors il ne sera plus sans péché.

Francis Harry Compton Crick (1916-2004) Si les religions révélées ont révélé quelque chose, ça c'est qu'elles ont d'habituellement tort.

John Updike (1932-2009) d' après : "Ce que pensait Roger" (1986) Chaque fois que la religion touche la science, elle se brûle. Au seizième siècle l'astronomie, au dix-septième la microbiologie, au dix-huitième la géologie et la paléontologie, au dix-neuvième la biologie de Darwin, ont toutes fantastiquement agrandi les dimensions du monde, en contraignant les ecclésiastiques à se sauver dans des coins de plus en plus petits et de plus en plus dans l'ombre, petites ambiguës obscures cavernes dans la psyché où même aujourd'hui la neurologie les tourmente cruellement, en les débusquant dehors du cerveau multiplissé comme des poux de dessous une pile de bois. Barth avait raison : totaliter aliter. Seulement en plaçant Dieu totalement de l'autre côté de l'humainement compréhensible on peut Lui assurer n'importe quelle salut final.

George Carlin (1937-2008) d'après : "Politically Incorrect" May 29th, 1997
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La religion a réellement convaincu les gens qu'il y a un homme invisible, vivant dans le ciel, qui observe tout ce que nous faisons, chaque minute de chaque jour. Et l'homme invisible a une liste spéciale de dix choses qu'il ne veut pas que nous fassions. Et si nous faisons une quelconque de ces dix choses, il a un endroit spécial, plein de feu et fumée et bûchers et torture et angoisse, où il nous enverra pour vivre et souffrir et brûler et étouffer et crier et pleurer pour toujours et jusqu'à la fin des temps ! Mais il nous aime.
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L'Église catholique est éclatante : elle a réussi à nous convaincre qu' il existe un Dieu charitable, miséricordieux, qui a créé le ciel et la terre, qui nous aime, qui nous veut à côté de lui, qui est omnipotent, et a besoin de sous.
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Je ne voudrais jamais faire partie d'un groupe dont le symbole est un mec cloué à deux bouts de bois.
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La religion est comme une paire de chaussures ... trouvez celui qui vont , mais ne me faites pas mettre vos chaussures.

Frank Zappa (1940-1993) Mon unique conseil à qui voudrait élever un enfant heureux et sain d'esprit : le tenir le plus loin d'une église que vous pouvez.

Isabel Allende (1942-) d' après ; " La Maison aux esprits "
- Il disait que le christianisme , comme presque toutes les autres superstitions , rendait l' homme plus faible et résigné et qu' il ne fallait pas s' attendre à une récompense au ciel , mais plutôt se battre pour ses droits sur la terre.

Annie Dillard (1945), d' après : "Pilgrim at Tinker Creek "
Un chasseurs Inuit demanda au prêtre missionaire local :
"Si je ne savais rien de Dieu et du péché, pourrais-je aller en l'enfer ?"
"Non," répondit le prêtre, "non, si tu ne le savais pas"
"Alors pourquoi," demanda sérieux l'Inuit, "tu me l'as dit ?"

Dan Barker (1949-) d' après : "Losing Faith in Faith : From Preacher to Atheist"
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Tu crois en un livre dans lequel on a des animaux parlant, magiciens, sorcières, démons, bâtons qui se transforment en serpents, nourriture qui tombe du ciel, mecs qui se promènent sur l'eau et toutes sortes d'histoires magiques, absurdes et primitive, et tu me viens dire que nous sommes ceux qui ont besoin d'aide ?
- Le concept même du péché vient de la bible. Le christianisme offre de résoudre un problème que lui- même a créé ! Seriez-vous reconnaissants envers une personne qui vous a blessé avec un couteau afin de vous vendre un bandage ?

Dennis Miller (1953-) 66% des catholiques font du sexe une fois par semaine. Le nombre serait moindre, mais ils ont compté même les prêtres.

Dylan Brody (1964-) Je suis d'accord avec la prière dans nos écoles, si vous êtes d'accord à trouver une place pour l'algèbre dans nos églises.

Giovanni Soriano (1969-) Points de vue : croire qu' un chat noir qui traverse votre route vous porte malchance c' est de la superstition ; croire qu' une femme “ toujours-vierge ” eût conçu le “ fils de dieu ” grâce au saint esprit ” c' est de la foi.

Francesco Vespa (1985-) C' est jolie la religion ! Hier je suis allé me confesser. Je me sens mieux , mais maintenant le prêtre exige deux cents euros pour demeurer bouche close.

www.spinoza.it (2009) Dossier sûreté , les fils des immigrés irréguliers seront confiés aux services sociaux. Regardons le bon côté de la chose : autrefois on les aurait confiés aux prêtres.

Simone Salis (?) Trop des papes décédés au travail. Le Parquet ouvre une enquête. D' après : Lercio TG - StaiSerena, Rai Radio2, 27 mars 2015.

 

d'après "CONTRO IL CONCORDATO*" dans "Cuore" n. 38 - 24 septembre 1990
(* Le Concordat du 1929 entre l'Italie et le Saint-Siège, renouvellé en 1984)

Dante Alighieri (1265-1321) : il met à l'enfer tous les papes de ses temps, et fait ainsi parler Saint Pierre contre d'eux :

"Ce qui usurpe ma place en terre
ma place, ma place vacante
en présence du Fils de Dieu,
a fait cloaque de mon cimètiere
de sang et puanteur, dont le pervers
qui tomba d'ici, s'assouvit
"
Et définit le siège papal comme :
"
le lieu où tout le jour on merchantilise Christ"

Boccace (Giovanni Boccaccio, 1313-1375) : tout le Decameron, et en particulier ses premières quatre nouvelles, sont des cris de laïcité. Dans la troisième nouvelle le juif Melchisedec dit de Rome : "Ici il me semblait qu'on avait pas aucune sainteté, aucune piété, aucune bonne œuvre ou exemple de vie ou d'autre, dans n'importe quel ecclésiastique ; mais plutôt il me semblait voir dans chacun luxure, avarice et avidité et choses semblables ou plus mauvaises (si on peut avoir des choses encore plus mauvaises), et je la considère une forge d'actes diaboliques plutôt que pieux"
Donc il se convertit au christianisme, en pensant que seulement le Saint-Ésprit pouvait le soutenir, telles en étant les prêtres en Rome.

Petrarque (Francesco Petrarca, 1304-1374) : le plus clément des poètes ainsi réfère de la cour papale :

"Puisse la flamme du ciel pleuvoir sur votres tresses
nid de trahisons, ou on couve
tout le mal qui sur le monde se répand ;
où la luxure fait son dernier essai.
Dans tes salles vieux hommes et filles
dansent, et Belzébuth reste au milieu
avec le soufflet, le feu et des miroirs
".

Léonard de Vinci (1452-1519) : dans ses "Prophéties" il se moque des "mensongères sciences mentales", comme la théologie, et des confessions et indulgences, et stigmatise ironiquement le luxe de l'église : "Beaucoup de gens laisseront les exercises et les fatigues et la pauvreté de la vie et des biens, et iront habiter en palais riches et somptueux, en montrant que ceci est la façon de se rendre amis de Dieu".

Niccolò Machiavelli (1469-1527) : son ésprit laïque est bien connu :
"
Ces peuples qui sont plus proches à l'Église romaine, chef de nôtre religion, ont moins de religion".
Il vaut la peine de rappeller à qui remonte la phrase
"la fin justifie les moyens", pour laquelle il a été tellement blâmé par les prêtres. En 1503 il écrivait au seigneur de Florence que le cardinal Riario, neveu de Sixte IV, lui avait dit que "en toutes choses les hommes regardaient plus au fin qu'aux moyens". Et plus tard, dans la Mandragola, il fit répéter au cynique frère Timoteo : "Au-delà de ceci, dans toutes choses il faut considérer le fin". Donnez à Machiavelli ce qui est de Machiavelli, et aux cardinaux ce qui est des cardinaux.

Francesco Guicciardini (1483-1540) : dans ses Mémoires déclare :
"
Trois choses que je désire voir avant ma mort, mais je doute, même si je devais vivre longtemps, de n'en voir aucune : vivre en une république bien ordonné dans notre ville, voir l'Italie libérée de tous les barbares, et voir le monde libéré de la tyrranie de ces scélérats de prêtres".

Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti, 1475-1564) : il reprend l'invective dantesque contre le Vatican :

"Ici des calices ont fait des casques et épées
Et le sang de Christ on vend au détail,
Et croix et épines deviennent lances et rondelles :
Et même Christ a perdu patience
".

Torquato Tasso (1544-1595) : obsédé par ses craintes religieuses et accusé devant le Sainte Inquisition, il se plaint :
"
... qu'avec des subtils artifices il avait été contraint garder, hors de toutes ses intentions, des livres prohibés : et en outre qu'il était conscient a soi à même d'avoir dit avec certains ... quelques mots très scandaleux, qui pouvaient poser quelque doute sur sa foi". Et il ajoute : "Le suppliant a été fait restreindre comme pécheur à l'humeur mélancolique, et on l'a fait purger contre sa volonté".

Frère Paolo Sarpi (1552-1623) : dans son Histoire du Concile de Trente, pour laquelle il fut persécuté par les jésuites, il annote :
"
on a jamais eu une raison de permettre aux prêtres de se marier, elle était... que de cinq cents prêtres catholiques on en trouve à peine un qui ne soit pas fornicateur..., et qu'il semble une grande absurdité n'admettre pas des prêtres mariés et tolérer les fornicateurs : vouloir rester ambigus, signifie vouloir rester sans ministres".

Giuseppe Parini (1729-1799) : abbé, en qualité de membre d'une commission pour la réforme des études, dénonce :
"
La médiocrité, la bassesse et la corruption dans les écoles formellement placées ou tacitement réduites sous la direction des fréres (jésuites) et l'extrême décadence des Universités (où) avoir tombé presque toujours en main des moines a introduit le même esprit soudoyé, faux et factieux, qu'on retrouve dans leurs institutions, dans leurs collèges et dans les écoles qui , de quelconque manière , sont parvenues sous leur soin".

Galilée (Galileo Galilei, 1564-1642) : l'histoire de son abjuration forcée est connue, moins connu son ésprit caustique en parlant des prêtres et des moines, dans son chapitre en blâme du costume :

"Et si tu veux connaître ces malotrus
misérables, tristes et sans discrétion,
il suffit que tu connaisses les prêtres et moines,
qui sont tout bonté et dévotion
".

Tommaso Campanella (1568-1639) : un autre grand persécuté, échappa au bûcher, mais il passa sa vie en prison. Ainsi il s'adressa à Christ :

"Tes disciples, qui ressemblent à ces
qui t'ont crucifié plutôt qu'à toi crucifié,
sont aujourd'hui, oh bon Jesus, entièrement dévoyés
des moeurs que ta sagesse prescrivit.
Luxure, injures, trahisons et rixes...
".

Vittorio Alfieri (1749-1803) : invective de cette façon contre l'état de Rome, des territoires sans état et des églises sans religion :

"Vide et malsaine région qui définis
toi-même comme un état : arides
sont tes champs incultes
riches patriciens ..., et idiot plus que riches :
un prince, rendu heureux par la bêtise des autres :
Ville, pas citoyens : augustes temples,
mais sans religion : lois injustes,
qui sont changées chaque lustre, mais en mal ;
Les clefs, autrefois achetées par l'impie pour ouvrir
les portes du ciel, maintenant sont vétustes pour leur âge :
Ah, es tu, Rome, le siège de chaque vice ?
"

Ugo Foscolo (1778-1827) : le premier qui a interprété l'histoire de la littérature hors des règles de prêtaille, en blâmant le clergé il nota : "ils tiennent l'éducation des jeunes entièrement dans leurs mains" :
"
L'éducation peut être agencée de façon qu'elle donne seulement des médiocres habiletés, et les pensionnats des jésuites ont encombré l'Italie de versificateurs, déclamateurs et d'écrivassiers, pleins d'affectation et de mauvais goût. Et si cet âge donna quelques hommes dignes de l'admiration et de la reconnaissance de la postérité, il fut dans un état continu et dangereux de guerre contre les jésuites."

Alessandro Manzoni (1785-1873) : Défenseur de la morale catholique et de l'église, en ayant voté, en qualité de sénateur du Royaume, pour la proclamation de Rome comme capital de l'Italie, encourut l'excommunication et fut donc enterré dans le cimetière des non-Catholiques, où son corps encore repose.

Luigi Settembrini (1813-1876) : Esprit religieux et libéral, il souffrit la prison bourbonienne, et il en savait la raison :
"
Entre les prêtres les plus abominables, le gouvernement choisit les plus stupides et mauvais, il les nomme évêques et leur confie le soin des âmes, l'instruction, la police du diocèse et la surveillance sur la conscience de tous. Par conséquent les évêques sont des puissants espions des intendants de police".

Giuseppe Mazzini (1805-1872) : Esprit très religieux et champion de la démocratie :
"
Liberté et pape sont en contradiction. Or, dans le conflit entre le pape et la liberté, à quoi la victoire est-elle due ? ... Dans laquelle des deux théories, représentées par le pape et la liberté, y a-t-il un espoir ? Parlons en bonne foi aux prêtres. Abandonnons toutes impulsions de passion, toutes vanités de défense, et regardons autour de nous ... ".

Giuseppe Garibaldi (1807-1882) : "Notre belle patrie sera grande quand elle sera assainie de la noire engeance scrofuleuse des jésuites et du jésuitants ... J'imaginais, avec juste raison, qu'était venu le temps d'effondrer la baraque pontificale et acquérir à l'Italie son illustre capital ... Tout promettait enfin la chute du prêtre, ennemi du genre humain".

Francesco De Sanctis (1817-1863) : "Nous voulons enseigner la vérité au moyen du mensonge, et nous inculquons aux autres certaines idées, dont nous nous moquons dans le secret de notre conscience, et nous crions contre les prêtres, en nous mettant le chapeau du prêtre". Et avertit : "Les concordats n'ont jamais renforcé la foi, ni les constitutions ont jamais renforcé les libertés".

Benedetto Croce (1866-1952) : "Tout ce ferment... a produit en 1846 un pape libéral, Pie IX. Une chose impossible, selon la logique et la réalité".

Antonio Gramsci (1891-1937) : "... le sophisme pseudo-historiciste selon lequel les pédagogues non-réligieux(non-confessionnels), et en réalité athées, permettent l'enseignement de la religion catholique parce que la religion est la philosophie de l'enfance de l'humanité qui se renouvele en chaque enfance non-métaphorique".
Peut-être on devrait mieux étudier pour quels sophismes pseudo-historicistes nous sommes arrivés aujourd'hui à prolonger cet enseignement de trois à dix-neuf ans.

sceptiques romains

Giuseppe Gioachino Belli (1791-1863) Sonetti, Mondadori, Milan, 1984. (édités par Pietro Gibellini)

L'EXEMPLE (30 avril 1834)
En considérant comment sont paresseux
ces prêtres malveillants et trompeurs :
En observant comment ils sont furieux,
et gourmands, avares, hautains et baiseurs ;

Tu reprends un peu de souffle et de courage,
Tu t'endors plus tranquille et te reposes :
Puisque leurs vices plus mauvais
peuvent éclairer les scrupuleux.

C'est le clergé qui nous enseigne à faire la même chose,
C'est le clergé, qui a oublié le grand précepte
D'aimer leur prochain comme eux-mêmes.

Alors que les prêtres offensent le décorum
Et la loi de Dieu est morte dans leur coeur,
Qui voudra bien respecter leur loi ?

LE RIRE DU PAPE (17 novembre 1834)
Le Pape rit ? Très mal, mon ami ! C'est un signe
que bientôt son peuple ira pleurer.
Les petits rires de ce bon beau-père
pour nous les beaux-fils * vont toujours ensemble.

Ces sales têtes qui portant la trirègne
ressemblent tous à des châtaignes :
Ils sont beaux dehors et puis, par dieu de bois,
Moisies dedans et pleines de défauts.

Les pape ricane ? Il y a des ennuis dans l'air :
D'autant plus que son rire en ces périodes
Ne me semble pas une chose nécessaire.

Mes chers fils, faites bien attention :
Des souverains en gaieté sont de mauvais exemples,
L'homme qui rit, qu'est-ce qu'il fait ? Il montre ses dents.

* Note de l'auteur : Notre romain a raison. En fait nous sommes fils de Jésus-Christ et de l'église, sa mariée, qui, une fois que son premier mari est mort, est retournée à bien d'autres mariages, et n'arrête pas, malgré sa décrépitude.

LES CARDINAUX EN CHAPELLE (20 avril 1846)
(...)
Je serai curieux de lire dans leurs coeurs

Combien d'eux croyent en Dieu.

Giggi Zanazzo (1860-1911) Tradizioni popolari romane. Novelle, favole e leggende romanesche. Edizioni La Bancarella Romana. Roma, 1994 (réimpression de l'édition originale de 1907-1910). Vol. II, pag.350-351.

L'AFFAIRE DU CRUCIFIX
Un jour le pape entendit la nouvelle, qui s'était déjà répandue dans toute la ville, qu'il y avait un crucifix qui – rien que ça ! - avait sué sang.
Toute la ville était allée voir cette sorte de miracle, et l'hermite qui possédait le crucifix avait gagné bien d'argent.
Le pape Sixte V n'était pas un imbécile et ne voulait pas que les autres passassent pour des imbéciles. Donc un jour, entrant dans sa voiture, il a dit au cocher :
"Allons voir ce Christ qui pisse sang".
Aussitôt arrivé, il a dit à l'hermite :
"Donnez-moi ce crucifix". Ensuite il prit l'hache d'un menuisier qui travaillait à côté, et en disant :
"Comme Christ je vous adore , comme bois je vous casse" il le frappa à l'hache, et le fendit en cent morceaux.
Devine quoi ? À l'intérieur il y avait une espèce de dispositif fait avec une éponge imbibée dans un colorant rouge de sorte que, lorsqu'une corde était tirée, l'éponge s'essorait et le colorant rouge sortait de quelques petits trous et ruisselait goutte à goutte sur le crucifix.
Vous pouvez imaginer comment furent déçues les gens en voyant quel genre d'escroquerie contre eux avait été découvert !
Mais l'hermite fut bien plus déçu quand, par ordre du pape, il fut attrapé par les gardes, poursuivi en justice et emmené à la Sainte Inquisition.

le christianisme n'a rien inventé

Je m'excuse por mes erreurs dans la traduction en français :
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       page mise à jour le : 11 mai 2019