Sgurgola est un gracieux petit village italien au flanc des Monts Lepini, en dominant la vallée de la rivière Sacco. Le village est en Ciociaria (on prononce : Tchotcharìa), la région historique qui correspond approximativement à la province de Frosinone, dans la region Latium. Sgurgola est distante environ 24 km de Frosinone et environ 70 km de Rome. Jusqu'à 1927, avant l'institution de la province de Frosinone, le village appartenait à la province de Rome.

Histoire
La tradition veut que le village ait été fondé par Spartacus , le gladiateur thrace qui guida la révolte des esclaves en 73-71 av. J.-Ch. ( troisième guerre servile ) : ceci expliquerait l'ésprit rebelle attribué ( au moins en passé ) aux sgurgolains, qui pendant le fascisme eurent beaucoup des persécutés politiques.
Plus probablement le pays nacquit au temps des invasions barbares , comme refuge des populations de Anagni , Ferentino et des autres pays des alentours , vu que sa position protégée permettait le contrôle de la vallée au-dessous.
L' ancien nom du pays était en effet Sculcula, qui pourrait être un diminutif pour le mot du latin tardif ( sixiéme
siècle ) sculca , qui signifie " vedette " , origine du mot italien " scolta " ou " scolca " , à son tour dérivé du mot gothique skulks , qui signifie " sentinelle , garde " (Camilleri-De Mauro).
Selon des autres le nom viendrait des nombreuses sources qui jaillissent ( en italien " sgorgare " ) du calcaire sur lequel le pays est edifié ; dans ce cas l' étymologie pourrait être la même du pays de Gorga , qui se lève sur le versant opposé ( celui en province de Rome ) des Monts Lepini , juste à la hauteur de Sgurgola.
En réalité la zone de Sgurgola était habitée de temps très anciens , comme témoigné par la sépulture attribuée à l'âge Chalcolithique ( III millénaire av. J.-Ch. ) , d' un homme d'environ 30 ans , retrouvée en 1880 dans une grotte pres de la gare.

La dépouille est conservée au musée Pigorini de Rome , avec son mobilier funéraire, constitué par des pointes de flèche en silex avec soie , quelques unes desquelles teintes au cinabre , une hache-marteau en pierre, un poignard en cuivre à base ogivale et un petit vase en terre cuite en forme de flasque. Même les pommettes et la mâchoire étaient teints au cinabre , évidemment trace de rites successifs à la sépulture et à la décompositione du cadavre.
Dans la période historique la zone où se trouve aujourd' hui Sgurgola était habitée par les Volsques , une population italique soumise par les Romains au IVe siècle avant J.-C. , tandis que dans l' époque romaine dans la vallée du Sacco ( à cette époque appelée Trerus ou Tolerus ) entre Sgurgola et Anagni se trouvait le lieu-dit Compitum Anagninum c' est-à-dire le croisement entre la via Latina et la via Labicana , cité même par Tite-Live , qui se trouvait probablement dans la région où aujourd' hui est Osteria della Fontana , un hameau de la commune d' Anagni. Dans la même région il y' avait aussi un lac , appelé Bassano ou Clarano , qui était là même dans la période historique
(S. Gatti).
De Osteria della Fontana partait une route , dont le tracé est en partie suivi par l' actuelle route Morolense , qui traversait la vallée du Sacco où , grâce au terrain fertile et plat et à la disponibilité d' eau , se développèrent nombreuses implantations résidentielles et productives , au moins à partir de la moyenne époque républicaine. Dans le lieu-dit I Casalini , près de la gare , auotour de 1908 , au cours des travaux agricoles sur les terres des comtes Posta on trouva la tuile en terre cuite avec la marque du briquetier ( Princeps , serviteur de Pomponius Corvus ). Du fait que dans la zone il était facile de trouver des fragments d'objets en terre cuite , on peut penser que la briqueterie d' où ils provenaient se trouvât justement aux alentour (G. Gatti).

Dans la localité de Villamagna, pas loin de la gare, on peut encore voir les ruines d'une villa impériale romaine d'âge impérial tardif, qui hébergea l' empereur Antonin le Pieux et son enfant adoptif Marc Aurèle , le futur empereur , qui raconta dans une lettre son séjour à la villa .
Les premières nouvelles écrites sur Sgurgola sont dans la bulle papale rendue par Urbain II le 21 août 1088, où le château, nommé “Castrum Sculcule” est assigné à Pietro, évêque d'Anagni, avec des autres châteaux de la zone, y compris celui de "Villam Magnam”.
L' histoire de Sgurgola est constellée par de continus passages sous la domination de différentes familles feudales : comtes de Ceccano , Torellis , Caetanis et Colonnas. La fréquentation de Sgurgola de la part des Caetani est témoignée par le fait que le 13 juillet de 1159 Pietro Caetani avait accompagné au château de Sgurgola le cardinal Boson et Ruggero , le neveu du chancelier du pape Adrien IV , pour y recevoir serment de fidélité
(Paravicini Bagliani, pag. 7). En avril 1300 Sgurgola fut aussi le siège d' une rencontre du pape Boniface VIII avec les émissaires du roi d'Angleterre Édouard Ier Plantagenêt , pour une médiation dans les guerres contre la France et l' Ecosse (Dupré Theseider).
Sgurgola fut ensuite la cible d' une véritable campagne d' achats par les Caetanis , et en particulier par le pape Boniface VIII , ( Benedetto Caetani ) , natif d' Anagni , en raison de sa position stratégique , dominant la vallée de la rivière Sacco et face à Anagni. L'importance de ces achats est prouvé par les quatre bulles papales émises le 1
er de juillet de 1300 , concernant le château , et son achat par Pietro Caetani , comte de Caserte et neveu de pape , qui le racheta de l' archevêque Adinolfo de Supino , héritier de Simone de Sgurgola , et des religieuses du monastère de Santa Maria in Viano (Giammaria). La plupart des propriétés , à Sgurgola ou ailleurs , acquises par les parents du pape , furent vendues à un prix bas ou données , avec l' espoir de susciter la bienveillance du pape. Selon les Colonnas , et leurs associés , le château et les autres propriétés furent acquises par les Caetanis à la suite des menaces et violences des tribunaux pontificaux , avec des actions visant à semer la discorde entre les deux frères co-propriétaires (Paravicini Bagliani., pag. 138). Ce serait en accord avec les accusations lancées par Jacopone da Todi contre Boniface : "Quando nella contrata, t'aiace alcun castello / 'n estante mitti screzio enfra frat'e fratello; / all'un getti el braccio en collo, all' altro mustri el coltello / se ne n'assente al tuo appello, menaccili de firire" (Lauda 83: 27-30). (" Quand dans le alentours , un château vous aimez bien / tôt vous semez la discorde entre frère et frère / l' un d' entr' eux vous l' étreignez , à l' autre montrez un couteau / s' il ne sont pas d'accord à votre appel , vous le menacez de le blesser " ). Les frères Giordano , Gualgano et Pietro , héritiers des seigneurs de Sgurgola , continuèrent à occuper le château , jusqu' à ce qu' ils furent expulsés par le jugement du 21 de avril de 1300 , délivré par Giacomo de Ransano , vicaire général de Campagna et Marittima. Le pape scella la conquête de Sgurgola avec une visite et avec la promulgation de deux bulles , le 23 et le 25 août , datée exactement du village (Giammaria).
Le différend entre les familles Caetani et Colonna contribua au déroulement des évènements du 1303 , culminés avec l' attentat d' Anagni , qui d' après la tradition virent aussi Sgurgola comme théatre. Le même jour de l' attentat , les frères Pietro et Galgano de Sgurgola , qui étaient parmi les conjurés , auraient regagné le château de Sgurgola , qui leur avait été pris trois ans avant
(Giammaria). Le palais de Bonifacio à Anagni , où l' attentat se serait passé , appartenait probablement à Corrado de Sgurgola (Fedele, 1921a).

La population sgurgolaine crut beaucoup à partir du XVIIIe siècle, lorsque les terrains plats le long du Sacco furent bonifiés, et la zone urbanisé s'étendit du noyau central, autour du château (la Rocca), vers la zone de l'actuel cours (Corso Repubblica) et vers via del Carpino.
Lorsque Rome devint la capitale du Royaume d'Italie, en 1870, un grand nombre de gens fut attiré là de toutes parties d'Italie, et beaucoup d'eux venaient de Sgurgola, grâce au voisinage et à la construction du chemin de fer. Plusieurs des immigrés de Sgurgola travaillaient juste dans les Chemins de fer et allaient vivre dans les "maisons des cheminots" au quartier romain de San Lorenzo, près de la gare.
Comme on disait précédemment, Sgurgola fut centre de batailles sociales et de résistance antifasciste (voir ma page sur la vie de mon grand-père Medoro Pallone).
À partir des années 1950, avec l'institution de la Cassa del Mezzogiorno (un fonds pour le développement de l'Italie du Sud), et avec la construction de l'autoroute Rome-Naples dans les années 1960, se produisit une grande croissance économique de la zone.
Donc la vallée du Sacco vit surgir nombreuses usines, surtout pharmaceutiques et de matières plastiques, qui encore emploient beaucoup de travailleurs de Sgurgola, tandis que beaucoup de sgurgolains habitent dans le pays et travaillent à Rome, grâce à la rapidité (pas accompagnée à la fréquence et à l'efficacité) des transports. La construction au debout du troisième millénaire de la ligne ferroviaire à grande vitesse Rome-Naples, a encore modifié la vallée.
En plus des industries de la vallée, l'économie sgurgolaine est basée sur la viticulture et l'oléiculture : dans le village on a un pressoir coopératif qui pressure les olives locales. En outre on a des élevages à l'échelle familiale d'animaux de cour, tandis que dans la vallée on élevent des bovins (surtout vaches laitières) et moutons, même si les récents événements de la pollution du Sacco et des autres cours d'eau ont sérieusement endommagé les éleveurs locaux.
À Sgurgola ils sont nés le médecin Pietro Sterbini (1793-1863), patriote et ministre des travaux publics de la Republique Romaine du 1849 et camarade de Giuseppe Mazzini, et le poète dialectal Attilio Taggi (1867-1950). Aussi Luciano Rossi était né à Sgurgola le 20 janvier 1954; il était le chauffeur du Procureur de la République de Frosinone Fedele Calvosa, et il fut assassiné à l'âge de 24 ans à Patrica, près de Frosinone (à 15 km de Sgurgola) le 8 novembre 1978 dans un attentat terroriste avec l'agent de police Giuseppe Pegliei et le même magistrat. Le massacre fut revendiqué par les Unità Comuniste Combattenti.

Visite :
On arrive au village en parcourant la Route Nationale Casilina (s.s. n.6) et ensuite la route Morolense (voir l'itineraire ci-dessous); un pont moderne, construit à côté de l'ancien, peut-être d'origine romaine, traverse le fleuve Sacco, qui créait une petite cascade, maintenant remplacée par une station de pompage.
À côté du pont s'éleve une tour médiévale, qui s'appelle Mola Colonna, et qui probablement était anciennement à la défense du pont, mais ensuite fut utilisée comme moulin à eau (mola signifie "meule"), en exploitant la force motrice des eaux du Sacco.
La Mola mesure 17,5 mètres et a une section carrée au côté de 7 mètres ; elle avait trois étages (en ne reste qu'un), et de l'ancien emploi militaire ils restent des meurtrières au dessous de petites fenêtres carrées.
La tour fut restaurée plusieurs fois au cours des siècles, et pour une brève période elle fut aussi une centrale électrique qui fournit l'éclairage pour les villages de Sgurgola, Morolo et Supino.
En 2003 la tour fut acquise par la commune et le maire, qui était chef de fanfare de Berlusconi (en italien la fanfare s'appelle "banda" : Honi soit qui mal y pense), y situa le Musée des Fanfares.
Après le pont sur le fleuve, un autre pont franchis le chemin de fer (juste après, à droite, on a une bifurcation pour Villamagna), puis la route monte vers le village, et aprèe quelques courbes (2,5 km environ), on y entre par la via della Pietra Rea (rue de la Pierre Méchante).
Dans cette rue, en réalité, contrairement à ce que soutient le guide du Touring Club Italien, personne ne vous indique la célèbre pierre du sommet de laquelle furent harangués les conjurés dirigés à Anagni pour l'attentat.
La rue termine dans la place dite "piazza dell'Arringo", toujours en se référant aux évènements du 1303 (arringa signifie "harangue"), mais plus connue comme le "Muraglione" (la grande muraille), pour le haut mur de substruction que la limite vers la vallée.

Sur la place on peut voir aussi le monument aux morts en guerre et, à côté, un fragment de mur peint à fresque (peut-être représentant Saint Sébastien et autres saints), reste de la petite église de l'Arringo, du XIIIéme siècle, maintenant détruite.
La chose la plus remarquable de la place est le bélvèdere avec une très belle vue sur la vallée du Sacco, les Monts Herniques (Ernici) et, plus loin, les Châteaux romains.
De la place du Muraglione commence l'avenue principale , le Corso (Corso della Repubblica), où on a lieu le "struscio", la traditionnelle promenade dominicale dans le boulevard du village.
Le Corso termine sur la piazza Pietro Sterbini (dite simplement "la piazza"), où s'éleve l'église paroissiale de Santa Maria Assunta, du milieu du XVIII
éme siècle, avec un grand portail rectangulaire original de monolithes en calcaire inclus dans une façade récemment plâtré en blanc , qui a remplacé le contestable revêtement en briques de 1966. Les trois portes de bronze de l'église ont été exécutés par le sculpteur d'Anagni Pietro Gismondi (1906-2003). L'ancien clocher est séparé de l'église, et s'éleve a son côté postérieur droit (sur via 2 giugno), et appuye sur un banc de roche.
Encore sur la piazza Sterbini on peut voir la massive tour de l'horloge de la fin de 1800; elle a trois étages et appuye sur un large arc en plein cintre, après lequel, sur la droite, s'éleve la Mairie.
En poursuivant après l'arc de la tour, un escalier sur la gauche monte aux imposantes ruines du château (la Rocca), constitués par le seul soubassement, autrefois couronnée par un pin sur son sommet, dont on voyait la silhouette de loin, même de l'autoroute.
Les ruelles autour de la Rocca sont très caractéristiques : elles sont étroites, tortueuses, souvent avec des marches, et pour leurs dimensions le quartier est dit "bùcio pellìccio" c'est-à-dire "trou du tamis".
En descendant de la Rocca ou bien en descendant de piazza Sterbini par via del Carpino (rue du charme), on trouve à gauche une rue qui descend au quartier de San Giovanni (Saint Jean), où s'éleve l'église baroque au même nom, avec son plafond peint à fresque en 1888. Devant l' église on a une place avec un petit jardin et une terrasse, même si elle est moins panoramique du Muraglione.
En descendant encore pour via del Carpino, et en remontant après un tronçon plat, on arrive au cimetière, à côté de la petite église de Santa Maria in Viano, qui était anciennement annexe à un monastère cistercien, pour cette raison l'église est mieux connue comme "la Badia" (l'Abbaye), et comme ça elle est généralement indiquée dans les poteaux indicateurs. Do monastère ne restent que peu de ruines qu' on peut voir entrant dans le cimetière et tournant à droite.
La Badia a des origines très anciennes : elle remonte au moins au XI
éme siècle, et reçut les filles des plus importantes familles féodales de la zone, en qualité d'abbesses ou de simples soeurs. La Badia hébergea entre autres la noble Maria, soeur de Rinaldo da Supino et femme de Francesco Caetani (1260-1317), petit-neveu de Boniface VIII et par lui nommé cardinal, avec le titre de la diaconie de Santa Maria in Cosmedin. Maria, même en séjournant au monastère, aurait donné à Francesco deux enfants, un garçon et une fille (Waley, cité par Frale). D' aprés d' autres sources Maria avait dû faire vœu de chasteté au moment que Francesco fut créé cardinal.
Maria était présent à la Badia le 28 de février de 1300 , à la vente des droits sur le château de Sgurgola de la part du monastère à Pietro II Caetani, petit-neveu de Boniface VIII ( et beau-frère de Maria ). Maria aurait ensuite épousé Goffredo de Ceccano, un des participants à l' attentat d' Anagni avec son frère Rinaldo.

L'église a une façade à double pente asymétrique, avec une fenêtre simple d'un coté et une fenêtre géminée de l'autre ; en entrant de la place on accède à un vestibule, dans lequel s'ouvre un portail en pierre, qui donne accès à l'église.
Sur la lunette au dessous de l'architrave du portail, on a une fresque en style byzantine qui représente un buste de Jésus-Christ, à la main droite levée à bénir et la gauche portant un livre ouvert.
Sur les pentes de la montagne, à peu de centaines de mètres en amont par rapport au village, on visitent les ruines de la petite église de San Nicola (Saint Nicolas), du XIII
e siècle, dont ils restent seulement les murs en pierre calcaire blanche. Dans les ruines on reconnaissent deux étages, le reste d'une voûte d'arête, une porte latérale, et sur le portail principal, une lunette. Auprès de la petite église s'ouvre une étroite galerie dans la montagne, dont en hiver il naît un ruisseau qui descend jusqu'au village. La petite église pour le moment (avril 2014) n' est pas accessible pour des travaux d'entretien, qui ont déjà vu la restauration du toit.
De San Nicola on peut partir pour des excursions sur les monts Lepini, riches de bois, sources et grottes. La petite église aurait hébergé le médecin et alchimiste catalan Arnaud de Villeneuve qu'y se serait enfermé à fin juillet 1301 pour achever ses études que le menèrent à réaliser le sceau astrologique en or, inclus dans une ceinture de cuir, avec lequel il soigna les calculs rénaux du pape Boniface VIII. Il semble que le traitement ait fait son effet, peut-être pour une simple action mécanique sur les reins, en procurant à l'alchimiste une généreuse récompense donnée par le pape et bien d'envie et ressentiment dans la cour papale. Arnaud était aussi le médecin du roi Jacques II d'Aragon et professeur à l'Université de Montpellier et à l'école de médecine de Salerne
(Frale).
À mi-côte sur la montagne, à sud du village, un muletier conduit à l'ermitage de San Leonardo, à l'altitude de 693 mètres, édifié sur les ruines d'un monastère qui appartenait à la congrégation de Santo Spirito di Maiella, qui après fut dénommée congrégation des Célestins, depuis que son fondateur Pietro da Morrone devint pope en 1284, avec le nom de Célestin Véme.
La même congrégation possédait aussi les établissements de Sant’Antonio Abate à Ferentino et Sant’Antonio à Supino. La date de fondation de l'ermitage est incertaine, mais il est probablement très ancien.
Saint Leonard de Noblat vivit dans le VI
éme siècle et devint saint patron de Sgurgola en 1200. Sa statue est normalement gardée dans l' ermitage , mais le 6 novembre, à l'occasion de la fête du patron, elle est amenée en procession avec des flambeaux et feux d'artifice à l' église paroissiale de Santa Maria Assunta. Après la fête , qui comprend aussi une foire traditionnelle, la statue est ramenée en procession à l' ermitage. Près de San Leonardo jaillit une source pérenne , et une autre source , Fonte dell’Acero ( Source de l' Érable ) , n'est pas loin.

Télévision :
Entre 1963 et 1964 le réalisateur Ugo Gregoretti a tourné à Sgurgola, avec la participation de la population du village et de l' acteur Renato Salvatori un court métrage ( 16'36" ) pour la Rai (Radio-télévision Italienne) sur l' avant-première nationale de son film "Omicron". Le métrage est disponible, grâce à Lamberto Corsi, sur You tube en deux parties :
1ére partie 2ème partie.

Comment y arriver :
En train :
ligne Rome-Naples via Cassino, arrêt : Sgurgola (68 km de Rome). À la gare il n'est pas possible acheter ni valider les billets. Le village est à 3 km. et on peut le rejoindre en autobus (CO.TRA.L. ou Corsi & Pampanelli); on peut acheter le billet chez le marchand de journaux prés du pont sur le chemin de fer (300 mètres de la gare). Si on doit rejoindre la gare en partant du pays on peut trouver les billets chez le marchand de tabac en corso Repubblica.
En voiture : autoroute Rome-Naples (A2) à 12 km du village. Sortir à Anagni-Fiuggi; après le poste de péage tourner à droite (direction : Anagni) et après 100 m. tourner encore à droite au raccord en pente pour Frosinone (Route Nationale SS n.6, Casilina); après 4 km environ, juste après un petit village (Osteria della Fontana), on tourne à droite à la bifurcation pour Sgurgola (Via Morolense. Attention : la bifurcation est immédiatement après undéfoncement et une courbe). À ce point poursuivre sur la route principale jusqu'à la bifurcation, ne tourner pas à gauche pour Morolo, mais continuer tout droit pour Sgurgola ( suivre le poteau indicateur ). On descend en passant sous le chemin de fer à grande vitesse , on passe un pont sur un fleuve et une cascade , à côté d'une ancienne tour , et un autre pont sur le vieux chemin de fer, après lequel on a une bifurcation , aller tout droit , en côte ; la route monte pour environ 3 km , et après plusieurs courbes on arrive au village.
En alternative à l'Autoroute on peut prendre la via Casilina ( Route Nationale SS n.6 ) depuis Rome et , quand on arrive à Osteria della Fontana , on procède comme pour le parcours en autoroute.

Population:
Au 1er de janvier 2013 Sgurgola comptait 2.627 habitants ( voir graphique ) , avec une surface du territoire communal de 19,32 km² et par conséquent une densité de 136 hab./km². D' après des donnés de l' association caritative catholique Caritas ( lien ) Sgurgola est de loin le pays de la province de Frosinone avec le plus grand quota d' immigrés sur la population totale ( 12,8% ) ( voir tableau ).

Informations pratiques :
Altitude du centre du pays : 386 mètres au-dessous du niveau de la mer ; Saint patron : St. Leonard de Noblat (6 novembre) ; Jour de marché : Dimanche ; Foires : Saint Roch (16 août) , Saint Antonin (2 septembre) , Saint Leonard (6 novembre) ; Code postal : 03010 ; Préfixe téléphonique : +39.0775 ; Numéro Istat de la Commune : 060073 ; Code cadastral : I716 ; Secours d'urgence : Anagni phone 118.

Fêtes :
Août sgurgolain, Fête des Sagne ( tagliatelles aux oeufs de ménage, généralement assaisonneés avec sauce de viande et tomate ), fête du raisin ( première fin de semaine d'octobre ).

Restaurants :
Ristorante Pizzeria "Daniela Vitozzi" via del Carpine Tel. +39.0775.741101.
Pizzeria La Torre - via Colle Madonna Giovanna Tel. +39.0775.779080.
Pizzeria "Del Corso" Corso della Repubblica.

Hôtels :
Il n'y en a pas (ou peut-être : Casa Parrocchiale di Accoglienza "Oasi S. Leonardo" Via Pietra Rea Tel. +39.0775.71282).

Communes limitrophes :
Le territoire communal de Sgurgola confine à nord avec ce d'Anagni, à est avec Morolo et Ferentino, à sud avec Gorga et Morolo, à ouest avec Anagni et Gorga.

Autres informations :
Mairie : Via Roma, 4, 03010 Sgurgola (FR) - tel. +39.0775-74581 , fax +39.0775-745827 ; Maire : Antonio Corsi (élu en mai 2011) ; Agence Sanitaire Locale : FR 1 ; District scolaire : 50ème ; Communauté de communes de la montagne : n. 13 "Monti Lepini" ; Instrument Urbanistique : P.R.G. D.G. n. 3144 du 19-04-95 ; Plan Paysage Territorial : n. 8 "Subiaco-Fiuggi-Colleferro" ; Classement climatique : zone D , 1962 GR/G ; Coordonnées géographiques : Latitude : 41°40'0" N ; Longitude : 13°9'0" E.

bibliographie:
BECK Henry G.J. (1946) William Hundleby's account of the Anagni outrage. The Catholic Historical Review, 32: 192-199. (lien)
CAMILLERI Andrea, DE MAURO Tullio (2013) La lingua batte dove il dente duole. Laterza, Roma-Bari.
DUPRÉ THESEIDER Eugenio (1971) Bonifacio VIII, papa. In: Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 12. Istituto dell'Enciclopedia Italiana Treccani, Roma. (
lien)
FEDELE Pietro (1921a) Per la storia dell'attentato d'Anagni. Bullettino dell'Istituto Storico Italiano, 41: 195-232.
FEDELE Pietro (1921b) Rassegna delle pubblicazioni su Bonifazio VIII e sull'età sua degli anni 1914-1921. Archivio della R. Società Rmana di Storia Patria, 44: 311-332.
FRALE Barbara (2013) L'inganno del gran rifiuto. Utet, DeAgostini, Novara.
GATTI Giuseppe (1908) Nuovo sigillo figulino trovato nel territorio di Sgurgola. Bullettino della Commissione archeologica di Roma, 36: 48-52.
GATTI Sandra (2011) Compitum Anagninum. In: Lazio e Sabina 7, Atti del Convegno "Settimo Incontro di Studo sul Lazio e la Sabina", Roma, 9-11 marzo 2010. Roma. (
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GIAMMARIA Gioacchino (1983) Bonifacio VIII in Anagni nell'anno del primo giubileo. Romagnoli Editore, Anagni.
GRAZIANI Gerum (2001) Sgurgola nel medioevo: storia di un castello di origini longobarde. Ferrazza & Bonelli, Colleferro.
JACOPONE DA TODI () Laude. Letteratura Italiana Einaudi. (
lien)
PARAVICINI BAGLIANI Agostino (2003) Bonifacio VIII. Einaudi,Torino.
TOURING CLUB ITALIANO (1977) Guida d'Italia - Lazio. Touring Club Italiano, Milano.
WALEY Daniel (1973) Caetani, Francesco. In: Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 16. Istituto dell'Enciclopedia Italiana Treccani, Roma. (
lien)

Sites consultés : ( verifiés le 14 de février de 2016 )
http://www.comune.sgurgola.fr.it/
http://it.wikipedia.org/wiki/Sgurgola
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sgurgola
http://www.laciociaria.it/comuni/sgurgola_storia.htm
http://www.pigorini.arti.beniculturali.it/
http://www.laciociaria.it/comuni/anagni.htm
http://www.ciociariaturismo.it/it/la-ciociaria/i-91-comuni/tutti91comuni/215-sgurgola.html
http://www.chiesainrete.it/arciconfraternita/sgurgola.htm+
http://www.treccani.it/enciclopedia/francesco-caetani_%28Dizionario-Biografico%29/
http://www.treccani.it/enciclopedia/papa-bonifacio-viii_%28Dizionario-Biografico%29/
http://www.arthistory.upenn.edu/aamw/fieldwork.html#villamagna ( indisponible le 14 de février de 2016 )

Je m'excuse pour mes erreurs dans la traduction en français : si vous voulez
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     page créée le : 10 janvier 2001 et mise à jour le : 18 octobre 2016