La Resistenza à Montesacro

Le quartier de Rome de Montesacro et la banlieue voisine de Val Melaina jouaient un rôle important dans la Resistenza , la résistance italienne contre le fascisme , à la fois pour leur position , que à l' époque était périphérique , et pour leur proximité de la ville universitaire , qui était un centre d'action contre la dictature fasciste et plus tard , contre l'occupation nazie.
Quatorze habitants de Montesacro et Val Melaina furent assassinés par les fascistes , alors qu' ils combattaient pour la libération , quatre d' entre eux avaient moins de vingt ans. Leurs noms furent rappelés en 1945 dans une plaque en Via Maiella , près de l' angle avec Corso Sempione , qui a été restaurée après avoir été incendiée et gravement endommagée par des lâches inconnus dans la nuit entre 21 et 22 octobre de 2004.
Sept des quatorze martyrs sont parmi les 335 victimes du massacre des Fosses Ardéatines le 24 mars 1944 : Ferdinando Agnini , Orlando Orlandi Posti , Vito Artale , Aldo Banzi , Renzo Piasco , Antonio Pistonesi et Filippo Rocchi. Six autres antifascistes furent fusilles à Forte Bravetta : Riziero Fantini , Raffaele Riva, Antonio Feurra , Italo Grimaldi , Giovanni Andreozzi et Paul Lauffer , alors que le quatorzième , Amilcare Baldoni , fut probablement abattu dans la région de la Sabina , ou bien il pourrait être une des victimes non identifiées du massacre des Fosses Ardéatines.
À Val Melaina , à l'hauteur du 31 de via Scarpanto, les quatre partisans du quartier tombés : Riziero Fantini , Antonio Pistonesi , Renzo Piasco et Filippo Rocchi , sont commémorés sur une plaque inaugurée le 25 d' avril de 1954. Même cette plaque fut endommagée par des lâches anonymes qui dans la nuit entre 25 et avril 2019 incendièrent la couronne déposée à l' occasion de l' anniversaire de la Liberation. La plaque fut rapidement remise à nouveau à l' occasion de la fête des travailleurs le 1
er mai ( voir les informations sur la Repubblica.it ).

La Resistenza à Montesacro
En 1942 , dans les dernières années de la dictature fasciste , qui avait sévèrement réprimé l'opposition , à Montesacro eut lieu une reprise de la lutte contre le régime , ayant comme acteurs principaux les anti-fascistes de longue date , souvent provenants d' autres régions , qui abritèrent à Rome pour échapper à la persécution dans leurs régions d'origine , et beaucoup de travailleurs qui avaient bâti le quartier , qui vivaient , entre autres , dans des maisons rapidement bâties à l' angle de la via Pietralata et de via Nomentana. A côté d' eux émergèrent les nouveaux anti-fascistes , des jeunes travailleurs , et étudiants de l 'école secondaire , mûris avec les manifestations des étudiants.
La chute du fascisme , avec la capture de Mussolini , le 25 juillet 1943 , fut accueillie avec joie à Montesacro , ainsi que dans toute l' Italie , comme en témoigne Beppe Fenoglio , qui , dans son roman de 1959 Primavera di bellezza ( Printemps de beauté ) , décrivit son expérience de service militaire dans le quartier , en tant qu' élève sous-officier d' infanterie au 34
éme régiment de la division Livorno , en service dans l' école primaire Don Bosco , entre des citoyens qui détruisaient les emblèmes du régime fasciste et exaltaient les soldats en opposition à la milice fasciste et à la tristement célèbre PAI , la police de l' Afrique italienne. Au cours de l' assaut du groupe de quartier de Montesacro et du sous-groupe de Val Melaina du parti fasciste , des drapeaux furent brûlés et des documents furent détruits. À Val Melaina deux drapeaux rouges furent hissés sur les deux côtés de l' entrée principale de l' édifice.
L' arrestation de Mussolini donna une nouvelle impulsion à la lutte contre le fascisme , dans laquelle , entre autres, se distinguèrent les étudiants universitaires , la plupart desquels étaient étudiants en médecine et anciens élèves du Lycée classique Orazio , entre eux Ferdinando Agnini, Gianni Corbi ( qui en 1968 deviendra directeur de l' hebdomadaire " L'Espresso " ) , Nicola Rainelli et Orlando Orlandi Posti , inscrits au Partito d' Azione ( Parti d' Action ) , Franco Caccamo , Giorgio Lauchard , Girolamo Congedo , Mario Perugini , Lino Papio et Luciano Celli , unis par des liens d'amitié , même avant de se consacrer à la lutte politique. Les plus jeunes de ces garçons avaient créé un groupe qui fréquentait le " Bel horizon " une petite plage sur la rivière Aniene , près du Pont Nomentano ( lien à ma page web sur le pont ) en formant aussi une équipe de nageurs nommée : “ I caimani del bell’orizzonte " ( " Les Caïmans du bel horizon " ).
Ferdinando Agnini , avec 29 membres de son groupe , presque tous de Montesacro , le 31 de octobre de 1943 fonda l' ARSI , Associazione Rivoluzionaria Studentesca Italiana ( Association Révolutionnaire des Étudiants Italiens ) , qui à partir du 18 novembre 1943 publia le journal " La Nostra Lotta " ( " Notre combat " ) , probablement le premier journal clandestin d' étudiants jamais imprimé en Italie. Le groupe , avec la distribution de tracts et d' actions de commandos , réussit à interrompre les cours et les examens des facultés de médecine , de sciences , de droit , de littérature , d' architecture et d' ingénierie.

Après l' armistice du 8 de septembre de 1943 , les citoyens romains s' opposèrent à l' entrée des troupes nazies dans la ville , engageant le 10 de septembre la bataille de Porta S. Paolo. Entre eux , beaucoup de résidents de Montesacro et Val Melaina , comme Orlando Orlandi Posti , Renzo Piasco , Riziero Fantini , Giuseppe Gnasso , Corrado Fulli , Alvaro Vannucci , Mario Gambignani et Dario Funaro , 13 ans , qui un mois plus tard fut déporté et tué à Auschwitz.
Prirent aussi part à la bataille Sandro Pertini , Bruno Buozzi , Carla Capponi , Adriano Ossicini , Vasco Pratolini , Aldo Natoli , Giaime Pintor et beaucopu d' autres. A l' occasion les étudiants antifascistes romains , organisés dans la OLU , Organizzazione Liberi Universitari ( Organization des Libres Étudiants Universitaires ) , attaquèrent la petite caserne de la Milice universitaire et s' emparèrent d' une importante quantité d'armes , ( 500 mousquets et plusieurs caisses de grenades à main ) , que furent distribués aux combattants au Viminale , aux résidents de San Lorenzo et aux bandes de partisans de Montesacro. D' autres armes furent laissés sur la place car il était impossible de trouver des moyens de transport pour les charrier. Dans l'après-midi du 10 de septembre , après la capitulation des soldats qui avaient combattu avec les partisans , les civils poursuivirent les combats , entre autres à Prati Fiscali , près de Montesacro , en essayant de bloquer la route via Salaria , avec Orlando Orlandi Pasti , Antonio Pastonesi , Nicola Rainelli , Franco Caccamo , Luciano Celli et Ennio Petrignani. Après une fusillade de deux heures , les partisans de Montesacro , faute de munitions , furent forcés de se retirer. Dans l' accrochage probablement trois soldats allemands furent tués.

Le 16 de octobre eut lieu le raid dans le Ghetto de Rome : 1014 juifs furent capturés et déportés dans les camps de concentration nazis , d' où seulement seize d' entre eux retournérent. En réalité , 57% des victimes de la rafle furent capturés en dehors du ghetto , même à Montesacro , où furent capturés huit personnes , appartenant à quatre familles (Spizzichino) , y compris les Funaro , les Di Veroli et les Cacaurri. Dario Funaro , le garçon de treize ans mentionné ci-dessus en tant que participant à la bataille de Porta San Paolo , qui passait par Piazza Sempione , tandis que les nazis saisissent sa famille dans un camion , essaya d' intervenir , mais fut lui-même capturé. Dario , son frère Adolfo , son père Leo sa mère Teresa Di Castro ses oncles Ada , Ettore et Giuditta Funaro et sa grand-mère Perla Cava furent déportés et tués dans le camp d' extermination d'Auschwitz.
Le mercredi 16 janvier 2019 , à 10 heures , devant la maison Funaro , en via Maiella , 15, quatre Stolpersteine furent posées pour commémorer les quatre membres de la famille qu' y vivaient , avec la participation d' enseignants et d' élèves du lycée classique et linguistique Aristofane , qui donnèrent une contribution importante pour garder la mémoire de cette famille anéantie par la Shoah.
Pendant l' occupation nazie , à Montesacro , comme dans d' autres quartiers de Rome , les partisans attaquèrent des convois nazis , qui furent bloqués en perçant leurs pneus par des clous à quatre pointes , faits par Cesare , un forgeron ayant son atelier près du pont Nomentano. Des nombreux actes de sabotage contre les nazis se déroulèrent sur la route via Nomentana ( y compris contre le " campo dux " , siège des nazis et des fascistes , situé entre Montesacro , Settebagni et Castel Giubileo ) , à Prati Fiscali , San Basilio et Pietralata. Le 19 octobre un motocycliste nazi fut tué et des voitures d' officiers allemands furent attaqués avec des tirs de mitrailleuse. Les partisans couvrirent aussi avec les armes les assauts des femmes aux fourneaux qui fournissaient le pain aux occupants nazis.
Le 22 octobre un groupe de partisans du Movimento Comunista d'Italia - Bandiera Rossa ( Mouvement Communiste d' Italie - Drapeau Rouge ) , un mouvement dissident du Parti communiste italien , attaquèrent le Fort Tiburtino afin de capturer des armes , des vêtements et des vivres , abandonnés par l' Armée italienne. Les SS de garde réagirent et se déchaîna une fusillade , causant plusieurs victimes , jusqu' à ce que 19 partisans furent capturés par les nazis et jugés dans la demeure du domaine Talenti. Dix d' entre eux furent condamnés à mort et fusillés à Ponte Mammolo , leurs noms sont : Orlando Accomasso , Lorenzo Ciocci , Mario De Marchis , Giuseppe Liberati , Angelo Salsa , Marco Santini , Mario Splendori et Vittorio Zini , du Movimento Comunista d'Italia , Andrea Chilastri , du groupe des Communistes Catholiques , et Fausto Iannotti, qui passait par hasard par via Tiburtina. Les autres anti-fascistes capturés furent déportés le 4 Janvier dans le camp de concentration de Mauthausen : Franco Venturelli , Pietro Gismondi , Fausto Iannotti , Mario Prestinicola , Alfredo Petrucci , Gaetano Nugnes , William Mattiozzi , Antonio Risi , Pietro Mancini , Carlo Maccione , avec Fernando Nuccitelli. Cinq d' entre eux décédèrent à Mauthausen.

Le 20 de novembre , au crépuscule , Rainelli , Palumbo , Palomba , Petrignani et Celli bloquèrent aux clous à quatre pointes pendant trois heures une colonne de 25 camions allemands , sur la route militaire San Nicola-Motte , qui reliait via Tiburtina à via Salaria. À la mi-décembre la même équipe , avec en plus Franco Caccamo , attaqua près de San Basilio une patrouille nazie de 20 soldats.
Le 14 de décembre les partisans de Montesacro marquèrent une attaque au « consul » de la milice fasciste Nussu , qui vivait en Via Maiella , et se vantait qu' il pouvait quitter sa garde du corps au-delà du pont Tazio , mais fut pourtant atteint par six balles. Parmi d' autres actions , le câble téléphonique qui reliait les commandements nazi de Monterotondo et Frascati , ce qui était indispensable pour la connexion avec le front de la guerre , fut coupé à plusieurs reprises. Ce sabotage fut réalisée , entre autres , par Alvaro Vannucci , âgé de quinze ans , qui se trouva aussi engagé dans le ravitaillement d' armes , dans un dépôt abandonné de l' armée italienne , devant Casal de' Pazzi.
Parmi d' autres actions les jeunes partisans distribuèrent des tracts , ce qui était de toute façon dangereux et était soutenu par des camarades armés , comme au cinéma Rex de Corso Trieste , où eut lieu une réaction des militants fascistes. Une autre activité fut le sauvetage des prisonniers de guerre alliés évadés des camps de prisonniers nazistes et fascistes. Même des garçons très jeunes entreprirent des actes de sabotage , ce qui , même en étant moindre, étaient de toute façon risqués , comme déplacer les panneaux de signalisation placés par les allemands pour leurs véhicules.
Les armes , cachées dans le pavillon de la famille Rainelli au 8 de Via Monte Argentario , venaient principalement de la caserne abandonnée de l' 8
éme unité du génie , à la Batteria Nomentana. Pour transporter ces armes à Montesacro les Caïmans traversèrent à la nage la rivière Aniene au cœur de l'hiver.
Un autre groupe de combattants de la résistance du quartier était formé par des membres du Parti communiste clandestin ( PCI ) , entre lesquels Giorgio Onofri , Riziero Fantini et Mario Menichetti , un maçon de Trastevere récemment déménagé à Val Melaina , déjà condamné en 1925 par le régime fasciste à quatre ans de confinement dans l' île d' Ustica , et Vittorio Mallozzi qui avait combattu avec les Brigades internationales et avait été blessé pendant la Guerre Civile Espagnole.
Les jeunes anti-fascistes du quartier se réunissaient au pavillon Rainelli : la famille avait déménagé à l'Italie du Sud libérée , en suivant la chef de la famille , fonctionnaire du ministère des Transports , alors que le jeune Nicola , étudiant en médecine âgé de vingt-deux ans , resta à Rome avec sa sœur Lina , et utilisait le pavillon de famille comme repaire pour le groupe de jeunes partisans, comprenant Ferdinando Agnini , Orlando Orlandi Posti, Antonio Pistonesi , Renzo Piasco , Paul Lauffer , Franco et Sara Caccamo , Amorina Lombardi , Luciano Celli , Roberto Croce et beaucoup d'autres.
Le dimanche 27 octobre 1943 , eut lieu le premier coup de filet à Rome , afin de capturer les soldats réfractaires au recrutement de la république fasciste , pour les envoyer aux travaux forcés en Allemagne. Plus de mille hommes de Montesacro , Tufello , Val Melaina et Pietralata furent pris et forcés de marcher pendant 6 kilomètres vers Mentana jusqu' à Casal Coazzo , dans les alentours de San Cleto , puis 346 d' entre eux furent envoyés aux travaux forcés.
Les nazis avaient mis en place un de leurs sièges à l' école primaire Don Bosco , et dans un pavillon en la via Nomentana , à la hauteur de la Via Levanna , un ancien dépôt du " Campo dux " , qui était dans les parages , placèrent une prison temporaire pour les antifascistes arrêtés , à partir d' où ils étaient en suite transférés ailleurs.
Les nouvelles des répressions qui avaient déjà eu lieu dans les universités d'Oslo et de Prague , convainquirent les étudiants anti-fascistes de la nécessité d' unir leurs forces pour protéger les résistants contre la persécution nazie-fasciste. Par conséquent, l' après-midi du 2 de janvier de 1944 , dans un appartement au 112 de via Flavia , des étudiant des facultés d' ingénierie , droit et statistique , avec plusieurs professeurs fondèrent le CSA ( Comitato Studentesco di Agitazione ) , le Comité d' agitation des étudiant , dirigé par le jeune communiste Maurizio Ferrara , qui était aussi responsable du Comité technique , comprenant Gianni Corbi et Ferdinando Agnini ( ARSI ) , Dario Puccini et Carlo Lizzani ( PCI , Parti Communiste Italien ) , Paolo Moruzzi et Carlo Franzinetti ( Movimento Cattolici Comunisti ) , Giorgio Lauchard et Giorgio Conforto ( PSIUP , Parti Socialiste Italien ) , Matteo Cirenei , Pier Luigi Sagona et Luigi Silvestri ( P d’A , Parti d' Action ) et quelques chrétiens-sociaux. La première action de ARSI fut une protestation lors de la cérémonie d' ouverture de l' année académique , en présence des autorités fascistes et nazie : les étudiants dans l' amphithéâtre commencèrent à chanter " La Marseillaise ". Le CSA organisa une grève des étudiants à l' Université de Rome, le 29 de janvier de 1944 , contre la circulaire du recteur et du Ministère de la Défense Nationale de novembre 1943 , qui excluait des examens les étudiants qui ne répondaient pas à l' appel aux armes de la République fasciste.
Le jour de la grève , à San Pietro in Vincoli , à la Faculté d' ingénierie de l' Université , Ferdinando Agnini et Orlando Orlandi Posti prirent part au service d' ordre armée , et l' arme au poing forcèrent les agents de la police fiscale de garde , à ouvrir les portes , qui avaient été barrées , et tranchèrent les câbles de téléphone. Alors que la police descendit , 600 manifestants réussirent à s' échapper , prenant refuge au Colle Oppio , mais certains des étudiants qui réussirent à s' enfuir furent de toute façon identifiés par la police et par les espions fascistes. Un groupe nombreux d' étudiants de l' école littéraire classique Dante Alighieri , dirigé par Carlo Lizzani , Massimo Gizzio et Vincenzo Lapiccirella , effectua une démonstration sur la place de la Libertà. Une bande armée fasciste a tira sur les étudiants , en atteignant Massimo Gizzio de dix-huit ans , qui décéda , après une agonie de trois jours à l'hôpital Santo Spirito. Depuis 1949 son nom est rappelé par une plaque en via Federico Cesi , où il fut assassiné. Gizzio avait été condamné l' année précédente pour activités anti-fascistes par le Tribunal spécial fasciste.
À la mi-février de 1944 , l' ARSI fusionna dans l' Unione Studenti Italiani ( Union des étudiants italiens ) , avec tous les partis anti-fascistes. Les raisons furent publiées le 26 de mars de 1944 dans le journal " La Nostra Lotta ".

Les rafles d' antifascistes à Montesacro et Val Melaina
Les actions de guerre et de sabotage contre les nazis éveillèrent leur réaction. Les partisans de Montesacro avaient projeté des attaques à la ligne du chemin de fer Rome-Florence à la Batteria Nomentana et à un dépôt de carburant , sur la rive gauche de la rivière , mais en l' espace de deux mois , les rafles nazies réduisirent drastiquement leurs rangs et rendirent vains leurs plans. Faute de collaboration des gens du quartier , qui étaient au contraire nettement hostiles , la Gestapo réussit à procéder à plusieurs arrestations de patriotes grâce à des infiltrés , qui reçurent de 2 à 12 mille lires pour chaque partisan dénoncé. Parmi les espions on avait Franco Sabelli , Federico Scarpato , surnommé par les nazis " Fritz " , et Armando Testorio , qui au milieu de la prison de via Tasso était surnommé " le soldat " parce qu' il circulait endossant l' uniforme. Testorio était le seul des trois qui vivait dans le quartier , puisqu' il avait été infiltré à Val Melaina après les bombardements de San Lorenzo , d' où il avait été évacué. Le niveau moral des espions apparaît par les nombreux témoignages de leurs victimes et de leurs proches , concernant des extorsions d' argent en échange de services , qui n' étaient jamais accordés , de raclées gratuites et de vols dans les appartements restés vides , en utilisant le clés volées aux prisonniers. Testorio et Sabelli furent arrêtés après la Libération à Tivoli , tandis que se querellaient sur le partage de la récompense qu' ils avaient obtenu pour avoir dénoncé les partisans , et furent condamnés à mort par le tribunal militaire de Rome et fusillés par les britanniques le 26 de juin de 1945 à Forte Bravetta. Scarpato avait été condamné à mort et fusillé au même endroit le 26 de avril de 1945. Un autre espion , Aristide Balestra , est mentionné , mais on connait aucune autre information connue sur son sort.
Le même tribunal militaire, dans le même procès, condamna un autre espion, Aristide Balestra, à vingt ans de prison. Balestra gérait une salle de billard dans le quartier de la via Gallia et dénonça aux nazis deux antifascistes qui la fréquentaient, les frères Adolfo et Alfredo Sansolini, qui furent tous deux emmenés à via Tasso et ensuite assassinés aux Fosse Ardeatine.

Le 9 de décembre de 1943 Vito Artale fut arrêté , puis la nuit du 21 de décembre de 1943 , le premier grand coup de filet commença à Montesacro et Val Melaina : Italo Grimaldi était un boucher et avait confié à son garçon une mitrailleuse à être livré au camarade Lucci , mais peut-être le garçon fut filé , et Lucci fut arrêté. Il fut aussi décisif le cafardage d' un certain Luigi Guadagni. Lorsque , le 20 de décembre , les fascistes descendirent dans la boutique de Grimaldi , il essaya en vain de détruire une liste des contributions faites par les membres de la cellule clandestine , pour soutenir la famille de Lucci. La liste fut utilisée par l' OVRA ( police politique fasciste ) pour le coup de filet du 23 de décembre , qui eut comme victimes Riziero Fantini , avec ses fils Adolfo et Furio , Raffaele Riva , Filippo Rocchi , Antonio Feurra , Giovanni Andreozzi et Mario Menichetti , tous vétérans de la lutte anti-fasciste.
Riziero Fantini , Italo Grimaldi et Antonio Feurra , fusillés à Forte Bravetta le 30 de décembre de 1943 , furent parmi les premières victimes de la résistance romaine. Le journal " Il Messaggero " du 1
er de janvier de 1944 , rapporta la nouvelle de cette façon : " Trois fusillades pour des actes de violence contre les forces armées allemandes (...) La sentence a été exécutée hier ". Le 28 de décembre , deux jours avant la fusillade de Forte Bravetta , au polygone de tir de Reggio Emilia , les sept frères Cervi , Gelindo , Antenore , Aldo , Ferdinando , Agostino , Ovidio et Ettore , furent fusillés (voir ma page web dediée à eux ).
Aussi Raffaele Riva et Giovanni Andreozzi furent fusillés à Forte Bravetta , le 31 de janvier de 1944 avec huit autres camarades , dont Vittorio Mallozzi , " pour avoir préparé des actes de sabotage contre les forces armées allemandes et pour avoir été à la tête d' autres attentats contre l' ordre public de la ville de Rome ".
Après les fusillades de Forte Bravetta , les familles de certaines des victimes , Riva , Grimaldi , Fantini et Feurra , avec l'aide de la Résistance et des employés du cimetière du Verano , réussirent à entrer dans la nuit dans le cimetière et à exhumer les corps qui avaient été enterrés anonymement dans des fosses communes , en étant en mesure de les identifier par des documents ou des vêtements qu' ils portaient. Quelques mois après , les familles des victimes du massacre des Fosses Ardeatines accomplirent , ouvertement , et avec l' aide d' un médecin légiste , la même opération d' identification , ce qui rendit vaine la tentative des nazis de cacher leur crime.
Le 3 de février de 1944 , le nazi et les fascistes effectuèrent encore une rafle à la suite d' un cafardage de l' espion Armando Testorio , ciblant principalement les nouveaux anti-fascistes. Les fascistes bloquèrent les accès au quartier , mais Orlando Orlandi Posti de quelque manière s' aperçut du danger et courut à travers le quartier pour alerter , un par un , tous les camarades qu' il réussit à rejoindre. Par suite échappèrent à l' arrestation : Ferdinando Agnini en via Monte Tomatico , Franco Caccamo en via Peralba , Roberto Croce en via delle Alpi Apuane , Emilio Palombo en viale Carnaro , Luciano Celli en via Montecristo , Ennio Petrignani en via Monte Bianco , qui , à l'aide de Orlandi Posti , réussit à évacuer les armes et les munitions cachées.
Nicola Rainelli, Luciano Celli, Franco Caccamo, Aldo et Mario Gaudiano se réfugièrent dans l' église des Angeli Custodi , chez le curé de la paroisse Père Fiorello Piersanti , qui les cacha sur le dôme de l' église , tandis que Paul Lauffer , qui se cachait chez les Rainelli , fut battu et arrêté. Amorina Lombardi , dans le même pavillon , échappa à l' arrestation feignant d' être un médecin en visite à domicile. Orlando Posti Orlandi , après avoir sauvé ses camarades du coup de filet , fit l' erreur de passer par Piazza Sempione pour saluer Marcella , la jeune fille qu' il aimait , et là , il fut arrêté , de même que Renzo Piasco , Sara Caccamo et , le lendemain , Antonio Pistonesi. Ferdinando Agnini fut arrêté vingt jours après le coup de filet : en pensant que la tempête s'était calmée , il rentra chez soi , où il a trouva les nazis qui l' attendaient.
Après les rafles , le groupe des partisans survivants se divisa , pour poursuivre la lutte en dehors de Rome : Rainelli alla à Corchiano , dans la province de Viterbe, d' autres atteignirent le mont Scalambra , dans les monts Herniques , à la limite entre les provinces de Rome et Frosinone, où ils combattirent jusqu' à la Libération , qui eut lieu au début de juin de 1944. Le 14 de avril à Montesacro le GAP ( Gruppi di Azione Patriottica , groupes de partisans communistes ) exécutèrent un espion fasciste. Le 1
er mai , afin de célébrer la fête des travailleurs , des drapeaux rouges furent hissés dans de nombreux endroits de la ville , parmi eux , par Riccardo Antonelli , à Val Melaina , qui était aussi connue comme " Stalingrad ". Dans le même mois de mai , comme raconté par Silverio Corvisieri , les partisans de Bandiera Rossa s' emparèrent de matériel sanitaire du dépôt nazi de Monte Sacro et des membres de la bande Monte Sacro du même mouvement , capturés par les fascistes de PAI ( police de l'Afrique italienne ) , réussirent à se libérer en demandant et en obtenant l' aide des passants.
Les derniers affrontements eurent lieu sur la Piazza Sempione , contre les allemands en retraite , qui avaient miné le pont Tazio , sans quand même réussir à le détruire complètement. Dans la violente bataille pour le pont deux soldats américains furent tués.
La dernière victime de la résistance à Rome fut Ugo Forno , un garçon de douze ans , qui fut tué le 5 de juin de 1944 , avec Francesco Guidi , agé de vingt et un ans , en tentant d'empêcher les nazis de saboter le pont de chemin de fer sur la rivière Aniene , près de la Via Prati Fiscali , pas loin de Val Melaina et Montesacro. Les nazis furent contraints de renoncer à leur sabotage , mais ils tuèrent les deux garçons et en blessèrent grièvement un autre. Ugo Forno , qui fut décoré à titre posthume de la médaille d'or du mérite civil , est rappelé par le site www.ugoforno.it.
La section de quartier de Montesacro " Dix martyrs " ( "X martiri" ) du Parti communiste italien fut dediée aux victimes de la lutte anti-fasciste , dans laquelle on plaça une plaque commémorative à leur mémoire. Aujourd'hui la se trouve le Cercle du Parti Demcratique de Montesacro-Valli-Sacco Pastore.

Le 25 de avril de 2015 , le 70éme anniversaire de la Libération , le 3ème arrondissement de la municipalité de Rome , l'Unité opérationnelle adultes handicapés du 4ème arrondissement , le TUR ( Trekking Urbano Romano ) , en collaboration avec le Circolo Culturale Montesacro , organisa une randonnée pédestre pour atteindre les lieux liés à la Resistenza à Montesacro et Val Melaina , où on lut des passages du livre " I ribelli dell'oltre Aniene " ( " les rebelles de l' Outre-Aniene " ) soigné par Stefano Prosperi , Massimo Taborri , Antonio D'Ettorre et Piero de Gennaro du Circolo Culturale Montesacro. Ils prirent aussi part la bande Vincenzo Bellini de Montesacro et le Rifugio Casaletto. En outre , participèrent la branche de Montesacro de l' ANPI ( Association Nationale des Partisans Italiens ) , la ASL ( Autorité local de santé ) Rome A et la Région Latium.
Le 20 janvier 2021 deux autres Stolpersteine ont été posées, après celles pour la famille Funaro, mentionnés dans l'un des paragraphes précédents. Dans la via Monte Tomatico 1 un stolperstein a été posée devant la maison de Ferdinando Agnini, tandis que dans la via Monte Nevoso, 12, une stolperstein a été posée devant la maison d'Orlando Orlandi Posti.
Le 21 décembre 2021, sur les grilles du côté Via Maiella des jardins publics de Corso Sempione (Parc Caio Sicinio Belluto), a été apposé un panneau mémoire dédié à la famille Funaro, à Ferdinando Agnini et à Orlando Orlandi Posti, avec une carte du quartier montrant l'emplacement des maisons de la famille Funaro (via Maiella, 15), d'Agnini (via Monte Tomatico, 1) et d'Orlandi Posti (via Monte Nevoso, 12). Le panel est le premier du projet « Fiore del partigiano » (Fleur du partisan), lancé en 2017, porté par des élèves du lycée Aristofane, coordonnés par la professeure Maria Rosati (lien).
Le 11 janvier 2023, deux stolpersteine ont été placées sur le trottoir devant l'entrée du complexe de logements sociaux via di Valle Melaina, 34, où vivaient Renzo Piasco et Antonio Pistonesi. Les photos des deux partisans ont été également accrochées sur le chambranle de l'entrée et sur le babillard du hall d'entrée.
Le 17 mars 2022, le père Fiorello Piersanti a été commémoré avec un "Civico Giusto" (Numéro de Rue Juste), c'est-à-dire une petite plaque représentant un caroubier, symbole d'hospitalité, fixée sur le côté de la façade de l'église de SS .Angeli Custodi, où il avait caché plusieurs étudiants de la Resistenza. L'association culturelle à but non lucratif Roma BPA (Rome Best Practices Award - Mamma Roma and her Best Sons) commémore avec les plaques "Il Civico Giusto" les maisons de ceux qui ont protégé la vie des persécutés, que sont identifiées, "marquées" et reconnues à travers une plaque-symbole qui se souvient de leur célèbre courage et abnégation.

Autres victimes des tueurs fascistes de Montesacro
Plusieurs années après la fin de la guerre, les fascistes revinrent pour assassiner des gens à Montesacro.
Le 22 février 1980, trois fascistes armés firent irruption au 114 de Via Monte Bianco dans la maison de Valerio Verbano, un étudiant romain de 18 ans, militant du groupe communiste Autonomia operaia. Les trois agresseurs saisirent les parents de Valerio dans une pièce, attendirent que Valerio revint de l'école et l'assassinèrent d'un coup de feu. Il semble difficile de penser qu'une embuscade aussi complexe n'ait été due qu'à des conflits idéologiques. Valerio enquêtait sur un trafic de drogue dans lequel les fascistes étaient impliqués jusqu'au cou, et il avait manifestement découvert quelque chose d'important.
Valerio est commémoré par une plaque devant sa maison, qui est constamment la destination de la mémoire des citoyens, et par une peinture murale en via Monte Cervialto, dans le quartier de Tufello, inaugurée le 22 février 2021, à l'occasion du 41e anniversaire de son assassinat. La peinture murale a été faite par l'artiste napolitain Joris sur la façade via Monte Cervialto de l'école professionnelle publique "Federico Cesi" de via Sarandì, 11 et a été financée par la municipalité III et la région du Latium.
Le 22 février de chaque année, Valerio est commémoré dans le quartier de Montesacro, également en 2024, et en 2006, une avenue interne du Parco delle Valli de la municipalité III porte le nom de Valerio Verbano.
Seulement quatre mois plus tard, le 23 juin 1980, et à seulement 300 mètres de là, deux tueurs fascistes assassinèrent le juge Mario Amato, qui avait enquêté sur la subversion fasciste avec perspicacité et professionnalisme, révélant sa connivence avec les appareils d'État et identifiant sa structure organisationnelle. Mario Amato fut tué en viale Jonio, près du coin avec via Monte Rocchetta, alors qu'il attendait le bus 391 pour aller travailler au Palais de justice de piazzale Clodio. L'escorte qu'il avait demandée, étant manifestement en danger de mort, lui avait été refusée pour des raisons futiles. Mario Amato est commémoré par une stèle à l'endroit où il a été tué.


QUI ÉTAIENT LES MARTYRS DE LA RESISTENZA DE MONTESACRO?


Ferdinando Agnini dit " Nando " ( Catane , 24 août 1924 - Rome , 24 mars 1944 ) , (Stolperstein) fils de Gaetano et Giuseppina Longo ; il portait le nom de son grand-père , qui avait pris part à l' insurrection des Faisceaux siciliens des travailleurs ( 1889-1894 ), alors que son père était un journaliste qui avait refusé de s' inscrire au parti fasciste. Le jeune Agnini était un étudiant de la deuxiéme année en médecine , et immédiatement après l' armistice de 8 de septembre de 1943 , il commença à organiser à Rome les étudiants universitaires et les lycéens antifascistes de Monte Sacro en " une force capable de susciter dans la tradition culturelle italienne , petrie de scepticisme et d' idéalisme , les forces nécessaires pour un réveil de la conscience individuelle et collective ". Le 31 de octobre de la même année , il avait déjà fondé l' ARSI , Associazione Italiana Rivoluzionaria Studentesca ( Association Révolutionnaire des Étudiants Italiens ) , qui en février 1944 sera fusionné dans l' Unione Studenti Italiani ( Union des Étudiants Italiens ). En tant que leader de l' ARSI le jeune homme commença , avec ses compagnons , à collecter des armes et des informations utiles dans la lutte contre les nazis. Ferdinando Agnini était décrit unanimement comme un jeune homme très actif , qui quittait sa maison à l' aube et rentrait chez soi après le couvre-feu , pour organiser des actions contre les nazis et les fascistes , en collaboration avec des groupes de patriotes communistes de la cinquième zone , pour mantenir les résistants en contact entre eux et s' occupa aussi de la rédaction et de l' impression du journal nommé " La nostra lotta " ( " Notre Combat " ). Il était aussi un membre de la Brigade Garibaldi.
Une fois échappée à la rafle du 3 de février de 1944 , grâce à l' alerte donnée par Orlando Orlandi Posti , toute la famille resta dans la clandestinité , mais ensuite ils retournèrent chez eux , en Via Monte Tomatico 1 , pensant que la tempête était calmée. Le 24 février 1944 , les espions Testorio et Scarpato conduisirent la police chez les Agninis , où ils trouvèrent sa mère et ses deux frères , et attendirent le retour de Ferdinando : les événements rappellent en quelque sorte l' embuscade à Valerio Verbano , trente-six ans plus tard et dans le même quartier de Montesacro. Une fois que les fascistes capturaient Agnini , ils le battirent chez lui , puis de nouveau au poste de police de Montesacro , où un policier, Salvatore Morello , en feignant d' être son ami , lui proposa de livrer un billet à son père. Dans le billet Ferdinando demandait à son père d' avertir son proche ami du danger. Le jour suivant même son père Gaetano fut arrêté et trainé dans la prison de via Tasso , où il subit la torture. Ferdinando fut aussi traîné dans la même prison , " à la disposition du Aussen-Kommando sous enquête de police " , où il fut torturé à plusieurs reprises ( douze fois en quinze jours ) , et puis assassiné aux Fosses Ardeatines , où il est enterré dans la tombe n° 28 du mausolée.
Après la Libération , dans l' entrée de l' édifice municipal qui à l'époque accueillit le lycée classique " Quinto Orazio Flacco " , à Monte Sacro, a été apposée une plaque où on lit : " In questa Aula - Pur in oscuri tempi di vivere servile - A forti e liberi sensi - Educò mente e cuore - Ferdinando Agnini - che alle Fosse Ardeatine il 24.3.1944 - Immolava - Vittima consapevole - La sua giovinezza all'umanità libera - Professori e studenti lo vollero qui ricordare " ( Dans cette salle , même dans les jours sombres du vivre servile - Ferdinando Agnini éduqua son esprit et son cœur à des sentiments forts et libres - Il sacrifia - comme une victime consciente - sa jeunesse pour libérer l'humanité - aux Fosses Ardéatines le 24 mars 1944 - Professeurs et étudiants ici voulurent lui rendre hommage ) On a donné le nom de Ferdinando Agnini à une rue dans le centre-ville de Catane et à la salle de gymnastique municipale de viale Adriatico
, qui était un pensionnat pour les surveillantes féminins de l' organisation fasciste de la jeunesse GIL ( Gioventù Italiana del Littorio ) , et que lui a été dediée le 24 de mars de 1985 , à l' occasion du 41ème anniversaire du massacre des Fosses Ardéatines , comme rappelé par la plaque attachée à l' entrée ( voir sa fiche sur le site de l' ANPI ) ( Voir sa fiche d' après le site web du Mausolée des Fosses Ardéatines ).

Orlando Orlandi Posti , dit "Lallo" ( Rome , 14 mars 1926 - 24 mars 1944 ) (Stolperstein) était romain , d' une famille d' origine ombrienne , de Piegaro ( Perugia ) , fils de Luigi , un employé , et de Matilde Servoli. Il était étudiant de l' école normale d' instituteur " Giosuè Carducci " , mais en 1938 la mort de son père , qui avait un cancer , quitta sa famille dans de graves difficultés financières et Orlando , après avoir quitté l'école , commença à travailler comme figurant dans les studios de Cinecittà. Il était un leader de l' ARSI , avec Ferdinando Agnini , qui vivait à quelques mètres de chez lui. Il prit part à la lutte contre les fascistes à Pietralata et Porta San Paolo avec un vieux mousquet. Le 3 février 1944 , il réussit à sauver ses camarades d' une rafle nazi dans le quartier. Puis il prit soin de passer chez soi , au 14 de via Monte Nevoso , afin de rassurer sa mère , puis à 11h30 il passa saluer la fille qu' il aimait , Marcella , la fille de Achille Bonelli , le propriétaire du bar Bonelli à Piazza Sempione ( aujourd' hui "Tosto", autrefois " Angolo Russo ", autrefois " Zio d' America " ) , mais il y trouva une escouade de fascistes et nazis que l' attendaient dans une voiture , le capturèrent et lui imposèrent une longue attente dans la voiture en face du bar , jusqu' à 14h00 , peut-être dans l'espoir d' attraper d' autres antifascistes. Au cours de son attente sa mère lui rejoignit , et en vain elle essaya de parler avec lui , puis Marcella aussi arriva là, et réussit à lui faire un signe. Il fut ensuite traîné à la prison de via Tasso , dans la cellule numéro 5 , où il passa son dix-huitième anniversaire , " à la disposition du Aussen-Kommando sous enquête de police " . Le 24 de mars de 1944 , il fut assassiné aux Fosses Ardéatines , où il est enterré dans la tombe n° 108 du mausolée.
Orlando fut décoré de la médaille militaire d' argent pour avoir sacrifié " sa noble vie qu' il avait consacré à la cause de la liberté ".
Les petites notes pour sa mère et pour Marcella , qu' il écrivit à via Tasso avec des bouts de mine de crayon , envoyés par sa mère dissimulés dans les cols des chemises , et faits sortir de la même manière , ont été publiés en 2004 par Donzelli Editore avec le titre : " Roma '44 - le lettere dal carcere di via Tasso di un martire delle Fosse Ardeatine " ( " Rome 1944 - lettres de la prison de Via Tasso par un martyr des Fosses Ardéatines " ) édité par Loretta Veri avec une introduction d' Alessandro Portelli. En 2009 Mondadori publia le livre d' Edgarda Ferri : Uno dei tanti: Orlando Orlandi Posti ucciso alle Fosse Ardeatine. Una storia mai raccontata " ( " Un parmi tant d' autres : Orlando Orlandi Posti tué aux Fosses Ardéatines. Une histoire jamais racontée " ). Le groupe punk de Montesacro " Cannatrix " a publié la bande dessinée " Orlando uno dei tanti - una storia di Montesacro " ( " Orlando Un parmi tant d' autres - une histoire de Montesacro " ) avec disegni du dessinateur Stefano Artibani , né et grandi à Montesacro.
( voir sa fiche sur le site de l' ANPI ) ( Voir sa fiche d' après le site web du Mausolée des Fosses Ardéatines ).

Vito Artale ( Palerme , 3 mars 1882 - Rome , 24 mars 1944 ) , fils de feu Antonino e de Maria Anna Amodei , il vivait en via della Cisa, 9 et était lieutenant-général du service technique de l' artillerie , médaille d' or de la valeur militaire à titre posthume. Il prit part comme artilleur à la guerre de Libye ( 1911-1912 ) et à la Première Guerre mondiale avec le grade de capitaine , il fut ensuite promu au grade de major et par la suite il fut attaché militaire à l' ambassade d' Italie à Berlin. Depuis 1929 , il fut directeur adjoint de l' usine d' armement de Terni , ensuite directeur , à Rome , du Laboratoire de verres optiques de l' armée, que sous sa direction devint l' usine italienne la plus importante pour la production de verres optiques.
Après l' armistice il entra dans la Resistenza, et fut en contact avec le front militaire clandestine du colonel Montezemolo ; il organisa le sabotage dans les établissements militaires qu' il dirigeait , soustrayant aux occupants nazis et mettant en lieu sûr des matériaux d' importance militaire inestimable et , lorsque cela n' était pas possible , rendant les appareils inutilisables , pour éviter qu' ils fussent emportés en Allemagne. En outre , il refusa de donner aux allemands les noms et adresses des ouvriers de l' usine , auxquels il versait un salaire pour éviter qu' ils fussent forcés de travailler pour les allemands. Artale fut mis à la retraite , mais il poursuivit le combat en soustrayant machines , accessoires et instruments de mesure à une caserne à Cecchignola , à Rome , contrôlée par la police allemande, et en les cachant dans un entrepôt loué. Dans un autre espace clandestin, il cacha les instruments pris dans les établissements militaires de la Via Marsala. Artale fut arrêté par la Gestapo , à via Marsala , 102 , dans les établissements militaires qu' il dirigeait , la police nazie , le 9 de décembre de 1943 , tandis qu' il essayait de convaincre les travailleurs embauchés par les nazi-fascistes de ne pas démonter les machines et les fours électriques de la verrerie. Artale fut emprisonné à Via Tasso où il fut souvent torturé , bien qu' il était gravement malade , jusqu'à son assassinat aux Fosses Ardéatines , où il était enterré dans la tombe n° 64 du mausolée, jusqu'à que son corps fut transferé à un autre cimetière.
( voir sa fiche sur le site de l' ANPI ) ( Voir sa fiche d' après le site web du Mausolée des Fosses Ardéatines ).

Riziero Fantini , ( Coppito , L' Aquila , 6 avril 1892 - Rome , 30 décembre 1943 ) fils de Adolfo et de Maria Apollonia Ciotti , était un ouvrier anarchiste. Il était marié avec Marziana Taggi , et le ménage eut quatre enfants Adolfo , Furio , Romano et Polimnia. Riziero venait d' une famille très pauvre , de tradition socialiste , son père travaillait dans une briqueterie. Il fréquenta l' école primaire jusqu' à la troisième classe , la plus haute qu' il pouvait suivre dans son village. Quand il avait 15 ans , il fonda le cercle du PSI ( Parti socialiste italien ) de son village natal. En 1910 Riziero évita la conscription et émigra aux États-Unis , où il travailla comme ouvrier et fréquenta les cours du soir ; il adhéra au mouvement anarchiste , connaissant Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti , et en collaborant avec le journal des immigrants italiens « La Scintilla » ( « L' étincelle » ) , sur lequel il se signait « Jack » , en hommage à Jack London , qu' il admirait beaucoup. Il eut aussi un échange de lettres avec Nicola Sacco , et ces lettres ont été trouvés par ses enfants et publié après la guerre. Avec d' autres camarades , il avait beaucoup voyagé à pied en Amérique centrale jusqu' à atteindre l' Equateur pour y promouvoir les idées anarchistes. En 1921 Riziero revint aux États-Unis d' où il fut expulsé , et revint en Italie , encouragé par les nouvelles des insurrections qui éclatèrent à la fin de la guerre ; il s' établit aux Marches , où il forma un comité en faveur de Sacco et Vanzetti , publiant aussi des articles sur le journal anarchiste Umanità Nova , et pour cette raison il fut fiché par la police. Il écrivit aussi pour les journaux " La Frusta " et "Libero accordo ".
À la prise de pouvoir du fascisme , Fantini s' établit à Rome , où il pouvait plus facilement se soustraire aux contrôles. Il se construit une petite maison au 7 de Via Calimno , près de Piazzale Jonio. À Rome il fut aussi un ami du leader anarchiste Errico Malatesta.
Le 5 d' août de 1922 il fut arrêté à Montesacro par les carabiniers lors d'une étendue fouille à la recherche d' armes et munitions , à l'occasion de la grève générale du 1
er d' août , déclarée par l' Alleanza del Lavoro ( Alliance du Travail ) pour protester contre les violences des bandes de voyous fascistes et qui essayait d' empêcher la prise du pouvoir du fascisme.
Le quotidien Il Corriere della Sera de 6 d' août de 1922 , dans la chronique locale de Rome , ainsi décrit la fouille : << À la suite des accrochages qui ont eu lieu pendant la grève de ces derniers jours , les autorités de police, en accord avec les carabiniers , ont établi des visites domiciliaries approfondies dans le quartier de la " Cité-jardin Aniene " , où se cachent de nombreux communistes et anarchistes. Ce matin à 3h00 à Porta Pia il a eu lieu le rassemblement de 200 carabiniers armés de mousquets. Les Carabiniers sont montés sur leurs camions , et à l' aube ils ont fait irruption dans le centre de la Cité-jardin [...] ils ont fouillé minutieusement les taudis et les masures où les ouvrier du bâtiment habitent. Le ratissage a conduit à l' arrestation de 12 dangereux subversifs , y compris un notoire anarchiste et un bolchevik russe [...] ils ont été trouvés des revolvers , des munitions et des couteaux [...] >>
(Gentili, 2009)

En 1940 , Riziero adhéra au Parti communiste italien de Montesacro-Valmelaina , devenant responsable d' une cellule clandestine. Après l'armistice , il organisa la résistance avec des autres ouvriers antifascistes et tenait des réunions chez soi. Le 21 de décembre de 1943 , il fut arrêté chez lui par les SS avec deux de ses quatre enfants ( Adolfo et Furio ) et avec Mario Menichetti , un maçon de Trastevere , dans le centre-ville , récemment déménagé à Val Melaina , déjà condamné par le fascisme à 4 ans de relégation dans l' île d' Ustica en 1926. Fantini fut enfermé dans le troisième couloir de la prison de Regina Coeli à Rome.
Au cours de l' emprisonnement de son mari et de ses fils , Marziana Taggi continua à soutenir la Resistenza , en portant des tracts , des armes et des bombes dans son sac à provisions. Marziana communiquait avec les membres emprisonnés de sa famille avec des petites notes , cachées à l'intérieur des tubes de pâtes rigatoni , qu' elle les apportait à la prison.
Dans la prison Riziero fut torturé à plusieurs reprises et subit un procès sommaire , après lequel il fut fusillé à Forte Bravetta le 30 de décembre de 1943 , avec ses camarades Italo Grimaldi et Antonio Feurra , tous accusés d'activités anti-allemandes. Riziero refusa les secours de la religion , car il était athée , et l'aumônier de la prison donna à la femme de Fantini la montre Longines de son mari , toute cassée par les horions qu' il avait reçu , et une note d'adieu qui disait : « Ma chère , ma dernière pensée est pour toi , je meurs avec ton nom et les noms de nos fils sur mes lèvres. Je vous souhaite tout le meilleur. A toi, pour toujours , Riziero "
( voir sa fiche sur le site de l' ANPI ).

Raffaele Riva ( Sant' Agata Bolognese , Bologne, 29 décembre 1896 - Rome, 31 janvier 1944) , fils de Alfredo et Carolina Parmigiani. Il était un maçon communiste catholique , marié avec Maria Luigia Nepoti , avec deux enfants , Walter e Leda. Vétéran de la Première Guerre mondiale , il fut fait prisonnier et enfermé dans le très dur camp de prisonniers de Sigmundsherberg , en Autriche. À la prise de pouvoir du fascisme , il fut forcé de quitter son village pour échapper aux persécutions fascistes , donc il déménagea avec sa famille dans la Garfagnana , pour un an, et ensuite à Rome , Montesacro , où habitaient de nombreux immigrants émiliens. Même à Rome Riva fut ciblé par la police , qui lui imposa les arrêts forcés à domicile , au 7 de via Cervino. Il y vivait avec sa famille dans une petite maison construite dans le jardin de la villa du colonel Mario Ottalevi commandant le 12e régiment d'infanterie "Casale", qui fut fusillé par les nazis le 10 septembre 1943, sur l'île de Santa Maura, près de Céphalonie, en Grèce, ayant refusé d'ordonner à ses hommes de remettre leurs armes individuelles, après avoir remis les armes collectives.
En dépit d'être arrêté , Riva continua son activité politique clandestine et , après l' armistice du 8 septembre 1943 , il fut l' un des organisateurs de la Resistenza dans son quartier , en prenant part à des actions de boycottage , au rassemblement d' armes pour les bandes de partisans , à la diffusion de tracts contre les nazis. Riva fut dénoncé par un délateur et arrêté à son domicile le 23 de décembre de 1944 , puis traîné à la prison de via Tasso et ensuite enfermé dans le troisième couloir de la prison de Regina Coeli à Rome , dans la cellule numéro 346. Les membres de sa famille pouvaient communiquer avec lui criant du Janicule , la colline qui domine la prison , suivant l'ancienne tradition romaine. Après un procès sommaire , il fut condamné à mort par un tribunal militaire nazi pour acrtivities anti-allemands et fusillé sur les remparts de Forte Bravetta , avec Giovanni Andreozzi et huit autres anti-fascistes. Riva se dirigea tranquillement à l' exécution , refusa le bandeau et fuma sa dernière cigarette. Avant de tomber , il cria : " Vive l' Italie libre ! "
( voir sa fiche sur le site de l' ANPI ).

Aldo Banzi ( Rome , 23 janvier 1921 - 24 mars 1944 ) , fils du feu Vincenzo et de Elisa Manzatti , géomètre , employé et militant du Movimento Comunista d'Italia ( Mouvement Communiste d' Italie ). Il résidait à Via Mirandola 30 , près de la gare de Roma Tuscolana. Il fut enrôlé en août 1940 en tant qu' employé du ministère de la Marine avec le grade de 2e chef fourrier. Il fut reconnu comme invalide de troisième catégorie par la Haute-Commission Militaire de l' hôpital Celio. Il fut arrêté à Rome par les SS nazis le 6 mars 1944 , emprisonné dans la prison de via Tasso " à la disposition du Aussen-Kommando sous enquête de police " , et finalement assassiné aux Fosses Ardéatines , où il est enterré dans la tombe n° 119 du mausolée. Une rue dans le quartier romain de Tor de Cenci lui est dédiée ( Voir sa fiche d' après le site web du Mausolée des Fosses Ardéatines ).

Renzo Piasco ( Rome , 13 juin 1925 - 24 mars 1944 ) , (stolperstein) il était né dans le quartier de Trastevere , dans le centre-ville , mais il dut déménager au 34 de via Val Melaina et ensuite à via Scarpanto, 45 ; il était fils de Paolo , un chauffeur de taxi communiste qui avait été confiné pour des raisons politiques dans l' île d' Ustica et ensuite devenu clandestin , et de Maria (Annita) Pennazzi. Il était un cheminot , assistant conducteur de train licencié pour avoir refusé de se déplacer en l' Italie du Nord à travailler pour la république fasciste. Il portait une combinaison de travail bleue lorsqu'il fut tué. Il était également un insoumis à la conscription de la république fasciste. Militant du Movimento Comunista d' Italia - Bandiera Rossa ( Mouvement Communiste d' Italie - Drapeau Rouge ) , un mouvement dissident du Parti communiste italien , il avait été arrêté à plusieurs reprises pour avoir mené des activités anti-fascistes à Montesacro. Renzo combattit le 10 de septembre de 1943 à Porta San Paolo. Le 3 de février l' espion Armando Testorio vint chez lui et l' attira à l' extérieur , jusqu' à ce qu' il fut arrêté par les SS nazis à Piazza Sempione , alors qu' il portait un sac à dos plein de tracts de propagande et d'armes. Renzo fut traîné à la prison de via Tasso , " à la disposition du Aussen-Kommando sous enquête de police " , torturé et finalement assassiné aux Fosses Ardéatines , où il est enterré dans la tombe 115 du mausolée ( Voir sa fiche d' après le site web du Mausolée des Fosses Ardéatines ).

Antonio Pistonesi dit " Giacomo " ( Rome , 9 février 1925 - 24 mars 1944 ) (stolperstein) fils d' Antonio et Caterina Falaschetti , il travaillait comme garçon et travailleur dans un moulin. Son nom devait être Giacomo , en hommage au leader antifasciste Giacomo Matteotti , assassiné par les fascistes quelques mois avant sa naissance , mais l'officier de l' état civile força son père à inscrire l' enfant avec un nom différent. Il était un militant du Parti communiste italien de Val Melaina , et combattit le 10 de septembre de 1943 sur la route Salaria et à Prati Fiscali. Le 4 de février de 1944 , l' espion Scarpato mena les nazis chez lui , mais il n' était pas là , donc sa sœur Giulia fut prise en otage et traînée dans les rues de la banlieue sous menace , criant le nom de Giacomo à voix haute , afin de le pousser à se livrer , mais sans succès. L'infiltré Testorio réussit à l' accrocher et , promettant de le confier à la Résistance pour laisser la ville et se réfugier à Mentana , une ville près de Rome , lui donna un rendez-vous à 11 heures du matin à Largo Brancaccio , mais il s' y rendit avec les nazis , qui traînèrent Antonio à la prison de Via Tasso , dans la cellule numéro 3 , " à la disposition du Aussen-Kommando sous enquête de police " , tandis que Testorio continua à jouer un double jeu , en rassurant la famille Pistonesi. Antonio sortit de la prison seulement pour être assassiné aux Fosses Ardéatines , où il est enterré dans la tombe n ° 43 du mausolée ( Voir sa fiche d' après le site web du Mausolée des Fosses Ardéatines ).

Filippo Rocchi ( Fara Sabina , Rieti , 13 février 1909 - Rome , 24 mars 1944 ) fils du feu Domenico et de Elvira Bernardini , commerçant ( ou journalier ? ) , membre du PCI , Parti communiste italien , et du CLN , Comitato di Liberazione Nazionale ( Comité de Libération Nationale ) , il habitait au 25 de via delle Cave Fiscali, mais il était résident à Via Principe di Piemonte 107 ( aujourd' hui via Giolitti , à côté de la gare Termini ). Il était mutilé de guerre et renvoyé à la vie civile en tant que caporal-chef. Filippo fut arrêté pour avoir pris part à une bande communiste et pour possession d' armes dans la rafle du 21 de décembre de 1943 , à 7h30 , par la SS allemande et par le PAI ( Police de l' Afrique italienne ) , guidées par Federico Scarpato , qui le battit , lui cassant un bras et lui causant des blessures rénaux. Filippo fut incarcéré dans les prisons de Via Tasso , et ensuite à Regina Coeli " à la disposition du Tribunal militaire allemand - en attente de jugement ", et assassiné aux Fosses Ardéatines , où il est enterré dans la tombe n° 135 du mausolée ( Voir sa fiche d' après le site web du Mausolée des Fosses Ardéatines ).

Italo Grimaldi ( Budrio , Bologne , 5 septembre 1899 - Rome , 30 décembre 1943 ) , fils de Vincenzo et Rosa Pezzoli , père de Amneris. Il était un militant du Parti communiste italien de Montesacro-Valmelaina. Il vivait au 7 de piazza Matese , à quelques pas de Agnini , Orlandi Posti et Riva. Il avait une boutique de boucher en Piazza Sempione ( selon d' autres sources en via Gargano ). Il avait déjà été rapporté en 1934 par la police parce que , dans sa boucherie : " il se serait entretenu avec des propos politiques avec certains de ses connaissances. Ces propos seraient marquées par le plus clair anti-fascisme ". Italo est aussi commémoré , ensemble avec Antonio Righi et Francesco Celluprica , dans une plaque placée dans l' ancien abattoir de Testaccio le 7 octobre 1945 par des collègues de travail en souvenir des employés de l' abattoir tombés pendant la guerre. Italo fut arrêté le 20 de décembre 1943 , à 11h00 dans sa boutique , par une patrouille SS , flanqué de trois fascistes , parmi lesquels Federico Scarpato , qui , ensuite arrêta aussi son frère Guido et Vittorio Mallozzi , qui se trouvaient là. Lors de la perquisition de la maison Scarpato vola plusieurs objets , y compris un cochon entier , légalement détenu et 400.000 livres en espèces. Italo Grimaldi fut ensuite longuement torturé au troisième couloir de la prison de Regina Coeli et fusillé à Forte Bravetta pour activités anti-allemandes.

Antonio Feurra ( Cagliari , 22 septembre 1893 - Rome , 30 décembre 1943 ) fils de feu Salvatore , originaire de Seneghe ( Oristano , Sardaigne ) , marié avec Lavinia Angelucci , fruitier ( surnommé " er patataro " soit " le marchand de pommes de terre " ) , il habitait au 5 de viale Gottardo , et avait un banc au marché municipal de Montesacro. Il était un militant du Parti communiste italien de Montesacro-Val Melaina. Antonio fut arrêté le matin du 21 de décembre de 1943 par une patrouille de la SS , guidée par Federico Scarpato , qui le battit sauvagement et menaça sa femme de l' arrêter. Il fut fusillé à Forte Bravetta pour activités anti-allemandes.

Giovanni Andreozzi ( Rome , 2 août 1912 - 31 janvier 1944 ) membre du CLN , Comitato di Liberazione Nazionale ( Comité de Libération Nationale ) , communiste catholique , fusillé à Forte Bravetta pour activités anti-allemandes.

Paul Leo Lauffer ( où Lauffner ? ) ( Koenigsberg , 18 avril 1902 - Rome 7 mars 1944 ) , fils de Paul et Natalia Meyer , dentiste allemand et militant du Partito d' Azione ( Parti d'Action ) , s' enfuit de la Poméranie et se réfugia chez la famille Rainelli au 8 de via Monte Argentario , pour échapper aux persécutions anti-juives. Il fut attrapé au cours de la rafle du 3 de février de 1944 et , même si avait été torturé , il ne révéla pas les noms de ses camarades , ni le dépôt d' armes dans le jardin du pavillon Rainelli. Finalement il fut fusillé pour activité anti-allemande à Forte Bravetta, avec neuf autres anti-fascistes , Giorgio Labò , Antonio Bussi , Concetto Fioravanti , Vincenzo Gentile , Francesco Lipartiti , Antonio Nardi , Mario Negelli et Augusto Pasini. La fusillade était une représaille de l' attaque conduit le 5 mars par des partisans de Torpignattara au siège des fascistes à Quarticciolo , au cours duquel un nazi avait été tué.

Amilcare Baldoni ( Vacone , Rieti , 1883 - 12 avril 1944 ) fils de feu Federico , anarchiste et cordonnier ( ou peut-être employé ) , il était dans les dossiers de la police depuis 1907 ; puis il émigra en France jusqu' à ce qu' il fut expulsé en 1936 à cause des sanctions contre l' Italie pour l' invasion de l' Ethiopie ; puis il se fixa au quartier de Rome de Tufello , dans les surnommées " maisons des Français ". Il n' est pas clair comment il ait était tué , d' après certaines sources , il pourrait être une victime non identifiée du massacre des Fosses Ardéatines. Selon d' autres, il aurait été arrêté à Vacone , dans la région de la Sabina , où il s' était rendu pour combattre les nazis , par le 20éme SS Polizei Regiment , au cours de l' operation " Osterei " , dans les provinces de Terni et Rieti. Les nazis , avec des membres de la garde nationale de la république fasciste, arrêtérent plusieurs personnes grâce à des dénonciations , et Baldoni , défini comme le chef des partisans locaux , aurait été fusillé avec l' élève sous-officier de la police financière Beniamino Minicucci à Vacone. Une plaque à Poggio Mirteto ( Rieti ) rappelle Amilcare Baldoni et Beniamino Minicucci entre les victimes des nazi et des fascistes dans la zone du mont Tancia.
Valerio Gentili
( 2010 , pag. 16 ) , décrit la fondation à Rome , dans l' automne de 1914 , du conseil directif de la ville du " Fascio rivoluzionario d'azione " , une coalition de gauche soutenant la participation de l' Italie à la Première Guerre mondiale. Le conseil incluait , représentant les socialistes révolutionnaires , un certain Amilcare Baldoni , qui pourrait être le même décrit dans ce paragraphe. Le même auteur ( 2010 ) décrit deux réunions qui se tinrent en 1919 , chez Amilcare Baldoni , la première le 7 de juillet , dans laquelle anarchistes , Arditi ( anciens soldats d'élites de l'armée ) et républicains parlèrent d' une possible insurrection en réponse à un hypothétique coup d' Etat nationaliste ( pag. 67 ) , et un autre le 16 de juillet , pour organiser des actions de soutien pour les camarades arrêtés dans une séquence de rafles de la police ( pag. 73 ).

Si vous pouvez me fournir des photos de meilleure qualité des quatorze martyrs de la Resistenza à Montesacro et Val Melaina,
afin de les publier, écrivez-moi s' il vous plait à
andgad@tiscali.it.

merci Pierpaolo Pompili pour la photo de Paul Lauffer
merci le Cercle du Parti Democratique de Montesacro-Valli-Sacco Pastore pour les photos des martyrs
merci Andrea Angiolino pour les infos sur Aristide Balestra

BIBLIOGRAPHIE :
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BARBALISCIA Marco (2022) A piazza Sempione un nuovo ‘Civico Giusto’, il terzo nel quartiere: inaugurata la targa in onore di padre Piersanti. Roma h24-Montesacro 18 marzo 2022
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BRACCI TORSI Bianca (2002) Un episodio poco noto della Resistenza romana I "Caimani del bell'orizzonte". Liberazione - 25-04-2002
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   page créée le : 7 juillet 2015 et mise à jour le :6 juillet 2024